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Oum El Bouaghi



Oum El Bouaghi
Jamais on n'a vu autant de jeunes se disputer les grands boulevards et avenues des villes de la wilaya d'Oum el Bouaghi, comme le chef-lieu éponyme, Aïn M'lila et Aïn Beida, comme cette année, spécialement pendant ce mois de Ramadhan.C'est à qui de se proclamer gardien d'un espace de la chaussée, le considérant comme une propriété privée. Parfois, les jeunes «parkingueurs» se mettent à deux ou à trois pour mieux gérer les situations difficiles, ceci quand un citoyen ayant garé son véhicule refuse de payer la taxe qu'on exige de lui. Ils ont mis en pratique l'adage qui dit l'union fait la force. Ainsi, gare à celui parmi les conducteurs qui s'obstine à verser les 50 dinars au moment où il veut quitter le parking. Beaucoup de citoyens se demandent jusqu'où les autorités chargées de l'ordre d'une ville se laisseront faire par des jeunes, certes sans emploi, mais qui en mettent un peu trop.En principe, ce créneau devrait être régulé par la municipalité. Il lui appartient de désigner des gardiens qui disposent d'un uniforme spécifique qui les ferait reconnaître par n'importe quel usager de la route et aussi légaliser cette activité par la remise d'un ticket. «A chaque coin de rue, on est arnaqué par une faune d'individus. Tous veulent nous soutirer de l'argent en contrepartie d'un service qu'on ne leur a pas demandé», se plaint Hamid.Pour d'autres propriétaires de véhicules, la présence de ces gardiens de parking, même illégale, a de quoi les tranquilliser. Saïd, un conducteur de voiture est lui aussi de cet avis : «Je préfère payer 50 DA et récupérer mon véhicule sans égratignure que de le voir amoché. Et puis, n'oublions pas que nous créons, nous les conducteurs de voitures, du travail pour des jeunes longtemps marginalisés par les pouvoirs publics, crise de chômage oblige». Dans tous les cas de figure, de nombreux citoyens trouvent que cette activité, nouvelle dans certaines villes du pays, est une opportunité offerte aux jeunes sans emploi de faire un peu d'argent et de se soustraire un tant soi peu à la ravageuse oisiveté, celle-là même qui ouvre les portes à toutes les dérives.


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