Les habitants de deux quartiers montent au créneau à Aïn FakrounIl y a deux jours, les habitants de la cité El Amel de la ville de Aïn Fakroun ont fermé la route à la circulation. Leur doléance repose sur la mort suspecte de leur voisin, un jeune de 17 ans prénommé S.A., 17 ans, dont le corps inanimé a été trouvé sans vie près d'un poteau d'éclairage public. La société de distribution de l'Est (SDE) a conclu dans son rapport que la mort du jeune n'était pas due à une électrocution, étant donné que ledit poteau n'est pas relié à l'alimentation électrique.
En parallèle à ce mouvement de contestation, les habitants du bidonville El Hireche, se sont rassemblés devant le siège de la daïra pour exiger l'accélération de la procédure d'attribution des 357 logements qui leur étaient destinés et qui entrent dans le programme de l'éradication de l'habitat précaire (RHP). Les autorités en place ont assuré les citoyens que leur problème sera résolu en temps opportun.
Les commerçants s'insurgent à Meskiana
Depuis quelque temps se tient tous les lundis un second marché hebdomadaire. Les commerçants de la ville de Meskiana voient d'un mauvais oeil l'implantation d'un nouveau marché, fait qui porte un sérieux coup à leur commerce. Dans leur pétition adressée aux autorités locales, les marchands se plaignent des mauvaises affaires de leurs commerces, d'autant que leur ville vit une situation précaire, du fait d'une situation économique chaotique. En effet, la ville de Meskiana dont la vocation repose essentiellement sur l'agriculture traverse une période de vaches maigres, suite à la fermeture de l'Elatex, -une entreprise chargée du lavage et du peignage de la laine-, qui en son temps employait plus de 400 ouvriers. Situation qui a engendré moult problèmes, dont le plus récurrent reste le chômage. Dans leur pétition, les commerçants précisent: «Notre ville est pauvre et ce nouveau marché ne fait qu'exacerber la situation déjà précaire de nos activités.»
Haro sur l'implantation de locaux à Aïn Beida
Au cours de cette semaine, les habitants de la cité des 300 logements, une cité située à proximité de l'hôpital Zerdani, sur la R.N 80, sont montés au créneau, suite aux rumeurs circulant dans la ville et faisant état de l'implantation de locaux commerciaux dans leur quartier . «Notre cité est conçue pour servir de quartier résidentiel et non servir à des transactions commerciales. Au contraire, notre voeu est de voir notre quartier bénéficier d'espaces verts et d'aires de jeux au profit de notre progéniture, soulignent-ils dans leur pétition.»
Depuis l'éradication du commerce informel et le démantèlement de plusieurs dizaines de kiosques implantés illégalement un peu partout dans les cités de la ville, la commune cherche des alternatives pour faire taire l'ire des jeunes chômeurs. Au départ, un grand nombre de commerçants activant de façon informelle ont bénéficié de box dans les anciennes galeries algériennes. N'empêche, d'autre jeunes se sont sentis lésés, d'autant qu'i leur a été assuré qu'ils seront pris en charge par les autorités en place. La municipalité d'Aïn Beida compte implanter quatre marchés de proximité pour absorber la colère des jeunes. Mais le retard dans la concrétisation dudit projet n'est pas pour plaire aux dizaines de jeunes qui se sentent marginalisés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Baâziz Lazhar
Source : www.elwatan.com