Oum-El-Bouaghi - A la une

La cité et ses histoires



La cité et ses histoires
La rue des jeûneursAïn Beïda, littéralement source blanche, demeure une ville aux traditions citadines profondément ancrées et les habitants alentour aiment y venir faire leur marché dans une longue artère qui porte un nom adapté au mois sacré du ramadan « la rue des jeûneurs ». C'est une avenue bordée de tous les étals de fruits et légumes savamment agencés et on ne peut résister à la tentation d'acheter ne serait-ce qu'un fruit de saison. Mais c'est pendant le ramadan que l'appellation de cette rue prend toute sa signification avec la marée humaine qui y déambule dès les premières heures de la journée, causant parfois des embouteillages auprès d'un marchand qui aurait soudain décidé d'une généreuse remise sur sa marchandise. Car ici la concurrence est rude. Mais l'attraction principale demeure le marchand de zlabia, au seuil duquel se forme tôt une longue queue car son produit « pur miel » est réputé des kilomètres à la ronde et on y vient des lointaines bourgades pour acheter la précieuse douceur. Aïn Beïda, c'est aussi la ville qui a enfanté d'illustres personnalités comme le chantre de la chanson chaouie, Aïssa Djermouni, ou l'illustre écrivain Rachid Boudjedra.L'US CHAOUIAA Oum El Bouaghi, le club de football fétiche s'appelle l'US Chaouia. A un moment, il s'appela l'IRBOEB, transcription arabe de l'équipe qui s'aligna sur les normes « arabisées » destinées à rompre avec les noms des clubs hérités de la période coloniale. Mais les clubs, en changeant de nom, eurent la fâcheuse impression de perdre leur âme, leur identité et décidèrent alors de contourner la réglementation et retournèrent à leurs anciens noms en recourant à d'autres définitions des initiales. Le Club athlétique de Batna (CAB) devint Chabab Amel Batna, le Club sportif de Constantine (CSC) devint Chabab Sakhr Constantine... L'Union sportive de Canrobert (USC) devint l'US Chaouia qui fit une entrée remarquable au sein de l'élite et se permit même de décrocher le champion d'Algérie en 1994. Depuis, le club évolue quand même parmi les professionnels et mène actuellement une saison en demi-teinte en Ligue 2. Derrière ce travail de fond qui a sorti une équipe de l'arrière-pays de l'anonymat, il y a indiscutablement la main d'un président. Il s'appelle Madjid Yahi.On achève bien les chevauxA un moment donné, Oum El Bouaghi a été un centre équestre important et on y venait de tout l'Est algérien pour d'authentiques courses hippiques hautes en couleur. Alors on s'installait pour toute l'épreuve et ça festoyait autour de la chekhchoukha garnie de viande de mouton. Un homme chapeautait toute cette activité et veillait personnellement à ce que tout se déroule dans les meilleures conditions. Ancien baroudeur du temps de la Révolution, il était connu sous le pseudonyme de Saïd 86 et les anciens du village ne tarissent pas sur ses hauts faits d'armes. C'est lui qui initia ce grand rassemblement de chevaux de courses auquel participait même une délégation de Tiaret. Depuis le décès de Saïd 86, la manifestation a disparu et aucun cheval ne galope dans Oum El Bouaghi, hormis les chevaux de trait et quelques vieux chevaux de retour...


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