Oum-El-Bouaghi - A la une

Intemp'ries Des morts, encore des morts



Intemp'ries Des morts, encore des morts
Dégâts n Les spécialistes en météorologie auront beau dire que les pluies saisonnières qui tombent dans certaines régions du pays sont « normales », cela n'apporte aucunement de réponses aux familles sur qui le drame s'abat...Ce week-end, un père et son fils sont morts noyés, emportés par les eaux en furie de l'oued Zied dans la ville d'Aflou dans la wilaya de Laghouat. Ils ont été surpris par la montée subite des eaux, lorsque le père tentait de traverser l'oued à bord de son véhicule. Une autre famille algérienne qui devra porter le deuil d'un jeune père de 36 ans et d'un petit garçon de 6 ans. Ils viendront s'ajouter à la dizaine de victimes qu'auront générées ces pluies saisonnières qui touchent plusieurs régions du pays.
Outre les pertes humaines, c'est en millions de dinars que se chiffrent les dégâts matériels qu'elles font subir aux populations, à l'outil économique et agricole.
A Oum El-Bouaghi, à l'est du pays, d'importants dégâts matériels sont signalés, notamment dans la localité de Fkirina. Une localité agricole dont les vastes superficies n'ont pas été épargnées par les fortes averses orageuses qui se sont déversées sur la localité. Ces dernières avoisineraient, selon Khelifa Lakhdari, président de la Chambre de l'agriculture de la wilaya, près de 200 hectares précisant toutefois qu'il ne s'agit là que d'un bilan provisoire.
Les pluies n'auront épargné ni l'ancien siège de la poste, ni le siège de sureté de daïra. Plusieurs habitations de la cité de police ainsi que des commerces situés sur la RN 80 ont également subi d'importants préjudices. Les dégâts étaient tels que des habitants de la cité des 105-Logements ont dû être évacués. Toujours dans cette wilaya de l'est, deux élèves du CEM Boukherdoune-Yamina, encerclées par les eaux ont échappé de peu à la noyade n'était l'intervention des agents de la Protection civile à qui ces pluies mènent la vie dure. Durant la même journée, la Protection civile est intervenue sur la RN 32 entre Khenchela et Oum El-Bouaghi, inondée par les crues de l'oued. Un tableau noir, c'est le moins que l'on puisse dire, alors que la saison des pluies ne fait que commencer et que de plus en plus de voix s'élèvent pour mettre en exergue les insuffisances du dispositif de lutte contre les inondations. Un dispositif qui a pourtant englouti la bagatelle de 50 milliards de dinars durant ce quinquennat (2010-2014) et qui n'arrive toujours pas à convaincre, et surtout à être assez efficace pour éviter des pertes humaines.
«Les dispositifs existent. Le mauvais, voire l'absence d'entretien est en grande partie responsable des dysfonctionnements», indiquait il y a peu, le directeur de l'assainissement et de la protection de l'environnement, Ahcen Aït Amara. Une autre façon de désigner les collectivités locales, qui ont toujours autant de mal à s'adapter aux nouvelles exigences imposées par la gestion de la cité moderne. En d'autres termes la notion d'anticipation.
Lyès Sadoun
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