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F'kirna (Oum El Bouaghi) : le maraîchage, vocation principale de la communeActu Est : les autres articles



F'kirna (Oum El Bouaghi) : le maraîchage, vocation principale de la communeActu Est : les autres articles
La ville de F'Kirina, une daïra issue du découpage des années 1990, a subi elle aussi les conséquences des inondations du 19 septembre dernier.Ce jeudi, des pluies torrentielles, accompagnées de grêle, se sont abattues sur la région, réduisant à néant les efforts des fellahs. Une superficie de 7000 ha de maraîchage a été endommagée, nous a déclaré le vice-président de l'APC, Belkacem Mansouri. Il déplore que les services agricoles n'aient pas apporté jusqu'à présent l'aide escomptée par les sinistrés. Un fellah nous apprend que durant les inondations, 29 puits ont été ensevelis sous la terre charriée par les torrents de pluie.
«Aujourd'hui, les cultivateurs doivent reconstruire les puits et pour chacun d'eux, il va falloir débourser au moins 30 millions de centimes; en plus, ils son obligés d'acquérir de nouvelles pompes», dira-t-il. La daïra de F'kirina, qui chapeaute deux communes, celle du chef-lieu éponyme et Oued Nini, compte 13 000 habitants, dont 7 000 résident en milieu urbain et le reste dans 29 mechtas. S'étendant sur une superficie de 33 000 ha, la commune n'a pas d'autre vocation que celle de l'agriculture. Les fellahs, outre la céréaliculture et l'élevage, exploitent de grandes superficies pour les cultures maraîchères. De chaque côté de la RN80 qui traverse la commune, le visiteur découvre d'immenses champs de tomates, piments, courgettes... Le créneau est tellement porteur qu'il a fait des émules parmi les fellahs de la région. Malgré les pertes subies, de grands locaux, situés à l'entrée et à la sortie de la ville proposent à la vente des cageots pleins de tomates et des sacs en jute remplis de poivrons et de piments rouges. Un citoyen nous explique que ces produits intéressent les transformateurs des régions où sont implantées des conserveries de tomates et de harissa. Dans ce contexte, notre interlocuteur nous apprend que la commune de F'Kirina aspire à développer le secteur de l'industrie agroalimentaire. «Nous pensons aussi, nous déclare-t-il, créer un marché de gros de fruits et légumes, comme il en existe ailleurs». Il y a plusieurs cafés dans cette petite ville, jeunes et moins jeunes y passent leur journée. Le chômage y fait rage. A midi, à la sortie des classes, des centaines d'élèves donnent une ambiance particulière à la rue principale de la ville. C'est d'ailleurs la seule avenue dont l'entretien tranche avec les autres artères, qui sont poussiéreuses, bien que récemment goudronnées.
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