Oum-El-Bouaghi - A la une

Basta !



Basta !
L'horreur a encore frappé. Un enfant de quatre ans a été retrouvé, hier, dépecé dans un sac en plastique, à Aïn Fekroune, dans la wilaya d'Oum El Bouaghi. Disparu la veille, dans des circonstances non encore élucidées, le petit Nacer vient s'ajouter à la longue liste macabre d'enfants victimes d'une barbarie d'un genre nouveau. Après les sentiments d'indignation et de consternation que de tels actes suscitent, et toutes les réactions à chaud, place au bon sens et à la sagesse pour appréhender ce phénomène, qui prend de l'ampleur. Nous sommes bel et bien face à une « mode » qui se généralise et qui risque de se banaliser, si les mesures qui s'imposent ne sont pas prises. Malgré les décisions prises dernièrement, notamment la mise en place du dispositif d'alerte enlèvement, le phénomène ne connaît pas de répit. Partout à travers le monde, le traitement de ce genre d'affaires n'a jamais été simple. Chez nous, dans bon nombre de cas, les enlèvements, souvent suivis d'assassinats, cachent des règlements de comptes entre familles, associés, ou voisins. Souvent, ce sont des histoires d'argent, d'héritage, ou simplement de jalousie. Ces assassinats font plonger les parents dans une peur sans pareille. Il suffit de passer devant les écoles et les crèches pour constater le nombre impressionnant de parents qui tiennent, par-dessus tout, à accompagner leur progéniture et à l'attendre à la sortie. Un nombre impressionnant d'enfants errent à longueur de journée dans les rues et souvent à des heures tardives. Non, les parents ne sont pas exempts de tout reproche. Ils ont abandonné, depuis des années, leur rôle, laissant la rue façonner l'éducation de leurs enfants, avec tous les risques que ce la suppose. La société a perdu ses repères. Fini le temps où même le voisin était concerné par l'éducation de l'enfant. C'est la culture de « ne touchez pas à mon enfant, ne lui reprochez rien, il fait ce qu'il veut ». Une culture qui a érigé l'indifférence en règle sacrée. Le voisin, voyant les enfants de son quartier se droguer, vendre de la drogue, sous son balcon, ne bronche pas. Chacun pour soi et personne ne dénonce. Quel est cet Etat qui pourrait lutter contre le phénomène d'enlèvement et d'assassinat d'enfants dans une telle indifférence ' Farid, Nihal, Soundous, Samir, Chaïma, Ibrahim, Ali, Hamza, ces anges ravis aux leurs par la faute d'une société qui s'enfonce dans l'individualisme et qui refuse de prendre ses responsabilités.
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