
Devant la multiplicité des problèmes auxquels l'APC fait face depuis l'élection de ses membres il y a deux années, les responsables locaux ont convoqué les représentants de la société civile pour poser un diagnostic et pourquoi ne pas préconiser les remèdes adéquats.Le wali, Mohamed Salah Manaâ et le P/APW ont tenu à assister au débat de mercredi dernier. Le premier responsable de la wilaya n'a pas mâché ses mots pour exhorter les élus locaux à dépasser les clivages et les divergences et se consacrer exclusivement aux préoccupations de leurs administrés. « On ne peut pas continuer indéfiniment à tourner le dos aux citoyens », a-t-il souligné. La ville d'Aïn Beida a connu depuis quelques années une dégradation effarante de son cadre de vie, et celui qui en pâtit en premier ce sont les habitants des cités périphériques, là où se fait sentir le manque de voies carrossables, d'eau et d'éclairage.Certes, on ne peut pas occulter certaines réalisations dans le domaine urbanistique, mais les lacunes qui subsistent ne sont pas pour faciliter la vie des citoyens. Même le centre-ville a connu une dégradation sans précédent, notamment ses rues qui sont truffées d'ornières et de trous béants. Les représentants des associations de la ville ont aussi relevé le manque d'eau potable et la présence de décharges publiques à chaque coin de rue. Les jeunes recrutés dans le cadre de « Blanche Algérie» ne sont pas visibles comme il se doit pour participer à l'assainissement des rues de la ville.Beaucoup reconnaissent néanmoins que le comportement de nos concitoyens ne contribue guère à une meilleure gestion urbaine. Ce qui importe présentement c'est faire en sorte que la ville des Haracta mérite le statut de wilaya déléguée, comme le prévoit le programme gouvernemental pour l'année prochaine.Il importe donc d'accélérer la cadence des chantiers, d'achever ceux en construction, de relooker le visage du centre-ville. Justement, il est prévu dans le cadre de l'amélioration urbaine de faire de ce point névralgique de la ville un gigantesque centre culturel. Les anciens édifices publics seront réhabilités pour abriter des activités culturelles et artistiques.Des projets en somme qui sortiraient la ville de son autarcie et d'un quotidien pour le moins monotone. L'Etat y consacrera des dizaines de milliards pour une réhabilitation tous azimuts, avons-nous appris de sources sûres. L'autre nouveauté consiste en le lancement d'un nouveau POS (plan d'occupation du sol), un POS 5 qui sera implanté à la sortie nord de la ville et comportera des centaines de logements, et d'autres projets.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mahmoud Boumelih
Source : www.elwatan.com