L'économie verte est définie comme « l'activité économique qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l'équité sociale, tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie des ressources... Ce modèle économique obéit aux règles, principes et critères du développement durable ». Le concept d'économie verte est apparu suite au développement industriel à outrance et ses retombées négatives sur l'environnement. Il fallait attendre les années 90 pour que l'organisation onusienne initie le développement durable ayant comme moteur l'économie verte. C'est sur ce sujet et sa relation avec les énergies renouvelables que le conférencier a axé sa communication, lors des journées de formation destinées à l'endroit de la presse, session organisée sous les auspices du ministère de l'Environnement et des Energies renouvelables, abritée par la maison de l'environnement de Tébessa. L'enseignant venu de l'université d'Ouargla a développé son thème à travers un certain nombre de questions, sur l'historique des énergies renouvelables ou propres, le pourquoi de l'option sur ces énergies et les efforts consentis par l'Algérie dans ce domaine. Quelles sont les conditions propices au passage à l'économie verte, quelle politique faudra-t-il adopter à ce sujet et le cadre législatif existant ' L'économie verte comme créneau créateur d'emploi et ses inconvénients, un investissement lourd et faible en production d'énergie. Selon une vision qui a pour horizon 2030, notre pays compte réaliser quelque 60 centrales d'énergie renouvelable, entre stations solaires et éoliennes. Résultat escompté, parvenir à une production de 22 mille mégawatts, soit 27% de la production globale d'énergie. Cela s'inscrit au titre de la stratégie nationale de l'environnement et du développement durable 2018-2035. L'environnement est ainsi devenu porteur, aussi bien pour l'amélioration du cadre de vie des citoyens qu'en termes de contribution à l'effort de développement économique et social, selon le triptyque économie/social/environnement. Des contraintes, il y en a, les coûts élevés des politiques environnementales, exigeantes (gestion intégrée des déchets, de l'eau, lutte contre les pollutions), et ce, en relation avec d'autres domaines, santé, transport, éducation, emploi..., ainsi donc, le nouveau modèle de croissance économique, à moyen terme, prend en considération, en terme de relance économique, des enjeux nationaux et globaux ouvrant la perspective d'un développement respectueux des normes fonctionnelles préservant les écosystèmes et ses potentialités. La question que tout un chacun se pose est de savoir si tout cet arsenal législatif et réglementaire et autres conventions internationales signalées et adoptées seront mis en action dans les prochains programmes des gouvernements à venir. Sachant que l'Algérie, avec ses ressources énergétiques non conventionnelles, offre toutes les opportunités pour qu'elle devienne un modèle pour d'autres contrées, en matière de passage en douceur vers une expérience de bonne gouvernance, dans ses choix d'énergies.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Chabana
Source : www.lequotidien-oran.com