Le salon international Hassi-Messaoud Expo, dont c'est la 8e édition cette année, a ouvert hier ses portes, en présence du wali d'Ouargla. 193 entreprises dont une trentaine venues de quinze pays (France, Belgique, Italie, Espagne, Allemagne, Chine, Etats-Unis, Emirats arabes unis, Tunisie?) y participent. Elles sont présentes dans des activités aussi variées que le forage, la maintenance des installations industrielles, l'exploration et la production, le raffinage, le transport des hydrocarbures, la géoscience & engineering?Djafar Yacini, directeur général de Petroleum Industry Communication, société organisatrice de Hassi-Messaoud Expo, explique que cette manifestation de dimension internationale constitue un "carrefour de rencontres entre un grand nombre d'intervenants dans la chaîne du pétrole et du gaz dans le pays".
Cet événement, ajoute-t-il, est l'occasion pour les participants de "mettre en valeur leur innovation, de nouer de nouveaux partenariats, de faciliter la coopération et de parler business".
Hassi-Messaoud Expo est également, poursuit-il, "la plateforme adéquate pour promouvoir et encourager la sous-traitance", a fortiori dans le contexte de crise économique actuel, où un agent ordonnateur comme Sonatrach souhaite se fournir en produits fabriqués localement. "Si les ordonnateurs s'intéressent particulièrement à un produit local, c'est ce produit qu'il va falloir leur fournir", comme le disent de nombreux participants à cette manifestation.
Laïd Khaber, P-DG de la Société des cimenteries d'Aïn Kebira, est de ceux-là. Il connaît bien le secteur des hydrocarbures pour avoir travaillé sur des projets de coopération avec Sonatrach en matière de ciment pétrolier, un produit que la compagnie nationale importait. Laïd Khaber s'en fait le promoteur, tout en gardant une idée en tête, celle de vendre davantage de ciment pétrolier à Sonatrach, mais également de le proposer à d'autres sociétés étrangères implantées dans le pays et de l'exporter.
Cependant, tout n'est pas rose et beaucoup reste encore à faire pour pouvoir se maintenir sur un marché qui semble difficile du fait qu'il existe aujourd'hui une offre opulente en matière de ciment (en dehors du ciment pétrolier). Laïd Khaber reconnaît, du reste, que la demande en ciment "a baissé dans certaines régions" et que cela n'est pas sans conséquence sur l'entreprise.
Et de nuancer toutefois que ce repli "est conjoncturel". Dans le secteur des fournitures industrielles et des produits sidérurgiques, les préoccupations sont d'une tout autre nature. La sous-traitance y occupe une place importante. Mais elle fait face à une kyrielle de problèmes et de difficultés. Yacine Khanfri, directeur général de Secbel, la filiale algérienne de TME et de Seco, nous en parle.
Il souligne ainsi que "les opportunités de marché sont importantes dans ce segment". Mais, regrette-t-il, "le paiement des factures, c'est la croix et la bannière. Il prend du temps". "Au lieu de centrer mes efforts sur la bonne marche de l'entreprise, je consacre mon temps et mon énergie à régler des problèmes liés à des procédures administratives", déplore-t-il. Yacine Khanfri relève par ailleurs : "Nos lois ne sont pas adaptées à l'importation, et cela nous bride." "La lenteur des formalités nous décourage", dit-il.
De notre envoyé spécial : Youcef Salami
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Youcef SALAMI
Source : www.liberte-algerie.com