Le représentant des chômeurs et cinq autres individus accusés de trouble à l'ordre public et atteinte à corps constitué ont été laissés en liberté par le parquet de Ouargla. Selon des sources proches du dossier, ils devraient se présenter devant le tribunal pour y être jugés le 20 janvier prochain.
Dans une déclaration à la presse, le représentant des chômeurs a reconnu qu'il y avait eu des violences, accusant des voyous d'en être à l'origine. «Des convocations ont été remises aux mis en cause à charge pour eux de se présenter à leur procès qui se tiendra le 20 janvier», a indiqué leur avocate à la presse. Contactés par nos soins, les services de police de la sûreté de wilaya d'Ouargla n'ont pas souhaité s'exprimer à ce sujet. Il est de même pour la cellule de communication au niveau de la cour de Ouargla. «Nous ne pouvons pas donner d'information par le biais du téléphone» nous a-t-on répondu. Le représentant des chômeurs et de 5 autres manifestants ont été interpellés mercredi dernier après avoir organisé une manifestation non autorisée au centre-ville de Ouargla. Les six sont poursuivis pour «attroupement non armé, destruction de bien d'autrui et atteinte à un agent de l'ordre public». « Nous avons organisé une manifestation pacifique mais nous avons pris la décision de mettre fin à notre mouvement lorsque nous avons vu que des actes de violence commençaient à être commis par des voyous, envoyés par des responsables locaux pour perturber notre action», a indiqué M. Belabes, le représentant des chômeurs. Ce dernier devrait indiquer qu'il a été arrêté par les forces de l'ordre alors qu'il se rendait chez lui. Le responsable des chômeurs a déclaré que les mêmes «voyous» se sont rendus au commissariat pour témoigner contre lui et contre les manifestants. «Si vraiment nous avons été à l'origine de la casse, ils ne nous auraient pas relâchés», a-t-il ajouté. Dans ses déclarations à la presse, il a souligné qu'il n'a pas eu de violence contre lui par les policiers, mais il a fait l'objet d'insultes par certains agents qui, selon lui, manquaient de professionnalisme. Le chef des chômeurs a déclaré que leur mouvement continuera jusqu'à ce que les autorités leur trouvent du travail. « Même le procureur de la République nous a déclarés que nous avons le droit de demander du travail.» Demander du travail, c'est un droit, mais la loi punit les auteurs des troubles à l'ordre public et les actes de violence.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Rédha
Source : www.lnr-dz.com