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« La société civile doit s'impliquer » Mme Benhabylès



« La société civile doit s'impliquer »                                    Mme Benhabylès
« La société civile a été très dynamique dans les années 90 et a montré son efficacité à touts points de vue. Malheureusement, ces dernières années elle a montré ses limites », a déclaré Mme Saïda Benhabylès, ancienne ministre, ancienne sénatrice et présidente de l'Association nationale de solidarité avec la femme rurale, invitée, hier, au forum d'El Wassat. Pour cette femme, qui milite depuis son jeune âge pour la justice sociale, la promotion de la femme rurale et la solidarité, « il est temps que les associations agréées travaillent sur le terrain en se rapprochant des préoccupations des franges de la population les plus démunies et non pas faire de la politique ». Mme Benhabylès soutient que « le Grand Sud doit être le centre des préoccupations des autorités, car riche socialement, culturellement et géographiquement en plus des ressources que renferme son sol ». C'est pour cela qu'elle a préféré rester à Ouargla et fonder l'Association nationale de solidarité avec la femme rurale pour lutter contre l'analphabétisme, sensibiliser les femmes sur l'espacement des naissances et la vaccination, lutter contre la déperdition scolaire des enfants des nomades, etc. En abordant ce chapitre, elle se rappellera la décision du défunt président Houari Boumediene de consacrer la justice sociale en se penchant sur l'éducation des enfants des nomades et en créant des structures d'internat. « Grâce à la sensibilisation des parents, certains enfants ont pu avoir accès à des études supérieures et sont maintenant des cadres supérieurs », a-t-elle affirmé. Mme Benhabylès soutiendra qu'il est impossible de parler de développement global, de justice sociale sans promouvoir les zones enclavées. « Il faut sortir toutes les régions de l'anonymat », a-t-elle martelé. « Tout le monde doit avoir sa chance, car l'Algérie est une et indivisible », a-t-elle fait observer. A propos du terrorisme, Mme Benhabylès affirmera que sa lutte a commencé à la fin des années 1980 lorsqu'une femme a été brûlée à Ouargla, car veuve et soupçonnée de prostitution. Dès ce moment, elle a averti sur les véritables intentions des supposés « justiciers de la religion ». Concernant les associations et la société civile, elle indiquera qu'« elles se sont mobilisées durant la tragédie qui a marqué la décennie 90. Mais après 1997, la société civile, au lieu de s'impliquer sur le terrain, a préféré se structurer dans des partis en s'éloignant des principes pour lesquels elle militait ». Cela étant, pour un travail meilleur et efficace sur le terrain, Benhabylès suggère la solidarité entre les associations, la coordination avec les pouvoirs publics et l'organisation de cycles de formation et ce, aux fins de répondre aux besoins des franges démunies.
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