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Américains et Européens s'installent



Américains et Européens s'installent
Quatre contrats portant exportation de produits agricoles algériens, à destination du Sénégal et du Mali, ont été signés le mois de décembre 2016. D'autres clients des pays de la rive nord de la Méditerranée, ainsi que ceux subsahariens devraient suivre à court terme.C'est en tout cas ce qui ressort de sources concordantes. Les contrats signés, se chiffrent à plusieurs millions de dollars. Ils sont le résultat de négociations ardues auxquelles ont pris part le mois de décembre au Sénégal, douze chefs 12 d'entreprises algériennes. Ils étaient menés par le président de la Fédération de l'Agro-Alimentaire (FAA), Abdelwahab Ziani. Les ambitions de ce dernier ne s'arrêtent pas à ce niveau. Il est derrière de nombreux mégas projets agro-industriels à réaliser pour la mise en valeur de nos régions sahariennes et les Hauts Plateaux. Il reste, néanmoins, que des difficultés administratives contraignantes subsistent. Elles sont pour beaucoup dans le retard de matérialisation de projets de développement du secteur agroalimentaire par des investisseurs nationaux. Le président de la FAA a d'ailleurs dénoncé ce qu'il a estimé être la conséquence d'une «administration toujours tatillonne». C'est qu'il s'agit de financement par des opérateurs privés de 34 projets agro-industriels. Destinés à la production des fruits et légumes, ils sont prévus pour être réalisés en zones sahariennes et dans les Hauts-Plateaux, notamment à Adrar, El Menéa, Ouargla, Ghardaïa et Bordj Bou-Arréridj. D'une culture et récolte totalement mécanisées, les produits bio sont destinés à l'industrie agro-alimentaire de la transformation. C'est dans ce cadre d'ailleurs qu'un consortium américain, expérimenté en la matière, a été appelé à la rescousse. Ses techniciens sont déjà à pied d'?uvre pour la mise en valeur, en deux étapes de 60.000 ha (2x30.000 ha), destinés au développement agricole. Les grands ensembles agro-alimentaires, en cours de réalisation, ont suscité l'intérêt des investisseurs locaux et étrangers. Les américains ont été véritablement emballés à la vue de nos grandes surfaces sahariennes et des hauts plateaux inhabitées, qu'ils ont qualifiées d'idéales pour différentes cultures agricoles en termes de fruits et légumes. Ils ne sont pas les seuls. En effet, outre des partenaires Américains, les investisseurs Algériens, Hollandais, Belges et Français, sont impatients de s'engager dans la concrétisation des projets. Ils les avaient âprement négociés avec les autorités algériennes. Matérialisés, les projets en question, qui ont fait l'objet d'études techniques très pointues, permettront de satisfaire le marché national des fruits et légumes et décrocher des parts de marché à l'international. Cette dynamique devrait encore se renforcer à l'avenir sous l'impulsion des réformes entreprises par le gouvernement. L'intervention du consortium américain, avec la matérialisation des 34 projets, devrait apporter un plus à la production nationale agro-alimentaire en Algérie. Ce qui répond aux objectifs tracés par le gouvernement. Ce dernier semble avoir choisi le secteur de l'agriculture, et ses filières pêche et ressources halieutiques pour lancer une offensive. C'est dire que l'agriculture algérienne a le vent en poupe, et que le temps est à l'amélioration des rendements des cultures sous toutes leurs formes. Les performances enregistrées en 2016 le confirment. Au titre d'atouts, le ministère avance le dynamisme du secteur, la disponibilité d'une main d'?uvre qualifiée, d'une terre agricole riche et disponible et d'un climat propice à l'agriculture et de l'inexistence de toute activité en relation avec les organismes génétiquement modifiés (OGM). La sécurisation du pays, et l'apaisement social, figurent également au titre d'éléments à l'origine des bons résultats enregistrés ces dernières années. Il est également précisé que le ministère en charge du secteur, a mis l'accent sur le développement des zones rurales, trop souvent laissées pour compte. Il faut croire que la réforme agraire, entamée ces dernières années, commence à donner ses fruits. Bien que des goulots d'étranglement persistent encore, nombre d'investisseurs et d'agriculteurs ont exprimé leur satisfaction. Ils ont loué les allègements bureaucratiques, le développement des infrastructures, l'allègement fiscal au profit des agriculteurs et un sérieux renforcement de la protection des investissements. Ce que semble avoir pris en compte dans leurs études, le consortium américain et les investisseurs nationaux et étrangers, spécialisés dans le développement des cultures agricoles.
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