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Youcef Yousfi minimise le risque environnemental dans l'exploitation des gaz de schiste



Youcef Yousfi minimise le risque environnemental dans l'exploitation des gaz de schiste
Le ministre algérien de l'énergie et des Mines, M. Youcef Yousfi, a accusé, mercredi, les pays exportant l'énergie nucléaire à faire barrage à l'exploitation de gaz de schiste pour maintenir leur position sur le marché de l'énergie. Les risques de pollution dans l'exploitation des gaz de schiste sont délibérément exagérés par ces milieux, selon M. Yousfi, qui affirme que l'avenir de l'Algérie est dans un mix comprenant toutes sortes d'énergie.
Pour défendre le projet de loi sur les hydrocarbures, le ministre de l'Energie, M. Youcef Yousfi, a affirmé, chiffres à l'appui, que l'Algérie n'a pas le choix. Elle doit aller vers l'exploitation des gaz de schiste car les ressources actuelles ne suffiront plus à l'horizon 2030-2040, même avec les l'exploitation des ressources renouvelables. Et le risque environnemental ' Le ministre rassure : « aucun risque », ce n'est que l'argument des pays qui veulent préserver l'industrie nucléaire.
Le ministre de l'Energie et des mines, M. Youcef Yousfi, a défendu ce mercredi après-midi l'option des hydrocarbures non conventionnels introduite dans le projet de la loi sur les hydrocarbures devant les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN). Faisant le point des besoins de l'Algérie en énergie, le ministre a fait une projection à l'horizon 2030-2040, affirmant que « 90 % des besoins nationaux en énergie proviendront des hydrocarbures à l'horizon 2030-2040 ». Pour M. Yousfi, les hydrocarbures couvriront 80 à 85 % des besoins en énergies au niveau mondial à cette échéance. « Qu'on le veuille ou non, c'est ça la réalité », a-t-il dit.
M. Yousfi a déclaré que l'Algérie investira dans un mix énergétique de ressources renouvelables, comprenant le solaire, la géothermie, et l'éolien, mais aussi de charbon et du nucléaire. Ces ressources « ne nous suffiront pas », à l'horizon 2030, a-t-il estimé.
Il a affirmé que les hydrocarbures conventionnels dont dispose l'Algérie ne suffiront pas non plus pour couvrir les besoins de la consommation sans cesse grandissants, et le financement de l'économie nationale. « Nos réserves actuelles en hydrocarbures conventionnels ne nous suffiront pas à l'avenir », a-t-il martelé, affirmant que l'Algérie ira inéluctablement vers l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels. « On n'a pas le choix », a-t-il dit.
L'inévitable méthode de la fracturation hydraulique
Se voulant, pédagogue, le ministre a expliqué que ce ne sont pas les hydrocarbures qui sont non conventionnels, mais plutôt la méthode d'extraction. Il a indiqué que le bassin de Hassi R'mel renferme un « gisement compact » qui sera inévitablement exploité par une méthode non conventionnelle, la fracturation hydraulique, pour augmenter son rendement.
Se voulant rassurant sur les risques de la technique de la fracturation hydraulique, M. Yousfi a rappelé qu'elle est déjà utilisée en Algérie depuis les années 1970. Il a rappelé également que les Etats-Unis d'Amérique ont déjà procédé à deux millions de fracturations avec des accidents écologiques isolés. Le ministre a affirmé que les inquiétudes soulevées à l'égard du gaz de schiste est l''uvre de pays européens qui craignent pour leur industrie du nucléaire. Après l'accident de Fukushima, des pays européens ont entretenu, selon lui, une certaine cacophonie autour de l'exploitation des gaz de schiste pour préserver leur intérêt qui est l'exportation de l'industrie nucléaire.
Pour M. Yousfi, le risque de pollution des eaux souterraines est nul, d'autant qu'il s'agira d'utiliser 20 produits chimiques utilisés pour la plupart comme colorants industriels. De plus, a-t-il dit, « 80% de l'eau utilisée sera recyclée ». Pour 100 milliards de mètres cubes de gaz de schiste extraits annuellement, ce sont seulement 300 millions de mètres cubes d'eau qui seront utilisées, rappelant que les réserves d'eau dans le Sahara s'élèvent à 40.000 milliards de mètres cubes. Actuellement, l'Algérie utilise 70 millions de m3 d'eau par an pour l'exploitation du pétrole, a-t-il dit à titre d'indication.
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