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Marche à Oran FAMILLES DE DISPARUS



Marche à Oran FAMILLES DE DISPARUS
Une cinquantaine de personnes, entre familles et proches de disparus de la wilaya d'Oran, ont marché hier dans le chef-lieu. Les marcheurs ont scandé les rituels slogans hostiles à la justice, accusée de vouloir clore le dossier des disparus, et le pouvoir en place, de vouloir en finir, coûte que coûte, avec ce «boulet» en indemnisant les familles des disparus contre leur gré. Les manifestants ont d'abord observé un rassemblement devant la cour d'Oran. Une halte qui a duré plus d'une heure, avant que les manifestants ne sillonnent la célèbre rue Larbi Ben M'hidi, revendiquant à tue- tête leur droit à la vérité et la justice. «Nos enfants continueront à constituer notre principale cause tant que toute la vérité sur leur disparition ne nous a pas été révélée». «Pourquoi a-t-on peur de cette vérité'» sont les mots d'ordre de la manifestation, qui s'est voulue une tribune. Dans l'action d'hier, les familles des disparus s'en sont violemment pris au président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme, Farouk Ksentini, l'accusant de vouloir brouiller toutes les pistes susceptibles d'aboutir à l'éclatement de la vérité sur les disparus. «La véritable problématique réside au niveau de Farouk Ksentini, ce dernier excelle dans l'art de la dissimulation de toutes les vérités qui peuvent faire éclater le dossier des disparus», a affirmé un proche d'un disparu. Selon un cadre de SOS disparus, la marche d'hier, soutenue par le bureau d'Oran de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme, est organisée dans le but de rappeler aux pouvoirs publics que les familles des disparus ne sont ni dupes ni amnésiques. «Nous maintiendrons notre mouvement jusqu'à l'aboutissement de notre revendication», a affirmé un autre proche parent d'un disparu. Sur sa lancée, il a ajouté que «nous ne sommes pas des terroristes et que notre action, qui s'inscrit dans la durée, est purement pacifique et loin de prôner une quelconque forme de violence».
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