Celui de voir l'intelligence humaine, dans sa générosité et sa diversité, régir un monde de paix, tiraillé actuellement par des périls de tous ordres. Ainsi est la signification du slogan des Olympiades se déroulant actuellement au pays de Confucius et de la Cité interdite, qui ne l'est plus, mais reste chargée de mystères envoûtants, de légendes millénaires et des valeurs civilisationnelles.
En effet, leur grandiose ouverture vendredi passé, agrémentée de feux d'artifice superbes - au pays inventeur de la poudre -, d'effets spéciaux fantastiques et d'innovations inouïes chargées de « chinoiseries » inédites, fut un moment solennel intense, nous redonnant l'espoir pour une possible coexistence pacifique entre les peuples, formulée en deux mots - au pays des images -, pourrait un jour se concrétiser dans toute sa plénitude, d'autant plus que de nouvelles adversités planétaires, notoirement connues et redoutées par l'ensemble du monde, ne cessent de se dessiner et de grandir dangereusement pour nous tous et, notamment, pour les générations à venir. Ce slogan, globalisant le destin de l'humanité vers le mieux être, devrait être celui du siècle, voire du troisième millénaire.
A ce titre, toute l'élite de la jeunesse sportive mondiale est en Chine pour faire la fête et exercer des rivalités, en toute sportivité, et échanger dans la concorde les valeurs humaines qui, par le passé, nous ont prémunis des grands désastres qu'a frôlés notre planète. C'est ça, en fait, le sens profond du slogan ainsi émis à la gouverne du monde. Notre planète veut un seul rêve : que nous l'aimions plus que jamais et nous nous aimions à l'infini. Comme à l'origine de la création !
En d'autres termes, c'est comme si ce nid d'aigle - l'imposant stade de Pékin -, au pays du toit du monde, plein de couleurs chatoyantes et de gaieté humaine, laisse comprendre qu'il serait mieux profitable pour le genre humain de se battre pour des valeurs civilisationnelles, et non de faire des « jeux » de guerres destructives de l'humanité et autres arrogances les provoquant cycliquement et cyniquement. En fait, un cri pour plus de liberté et de fraternité, comme lancé du haut des cimes ou d'un buisson ardent, à l'intention du genre humain.
En fait, un appel pour détruire toutes les murailles de l'incompréhension entre les peuples, et ce pour qu'ils puissent se rapprocher par la gymnastique du corps et surtout de l'esprit chargé de bonté humaine. La Chine de la Grande Muraille vient d'ouvrir une grande brèche dans ce sens pour elle et ses problèmes, et à l'intention du reste du monde, en face à de sérieux enjeux existentiels inédits en nombre et en genre. Ceux de la Chine actuelle sont représentatifs et édifiants, à plus d'un titre, pour l'avenir du reste du monde. Son dynamisme aussi !
En attendant que cette percée d'exemplarité s'élargisse encore plus dans les esprits de la conscience mondiale expurgée des germes autodestructeurs, force est de constater, malheureusement, que l'envol des aiglons découvrant de nouveaux horizons, et de la colombe représentant la paix universelle, tout ensemble, n'est pas pour demain. Peut-être après-demain ! Prions, dans toutes les religions, pour que cela le soit. Et pourquoi pas organiser cet hymne de haute signification divine, par la force de la raison, et l'émettre dans toutes les croyances et langues, simultanément, dans le cadre d'une olympiade des sagesses, au sein même du nid de l'ONU ?
Les conflits et les drames à grande échelle, au sein d'une même société et entre celles du monde, ne cessent de croître jour après jour. Ce qui rend parfois ces espoirs difficiles à cultiver dans ce sens salvateur, d'autant plus que les soi-disant puissants du monde ne ratent aucune occasion pour confabuler que ces rêves, d'un monde meilleur pour tous, pourraient aboutir, mais au vu de leurs actions et ambitions, ne le désirent point. Ils sont connus.
Cela va des empires et colonialismes non assouvis, malgré les leçons de l'Histoire, voulant se redéployer sur de nouveaux socles géopolitiques atlantistes et « d'interdépendances » globalisant, à sens unique, le destin du monde, d'une part, et d'autre part, d'une résurgence d'un certain soviétisme visant, par la force calculée, à acquérir une position prépondérante en matière d'exploitation, de production et de transporter de la matière énergétique, notamment gazière, et de régner - faire le froid et le beau temps - ainsi sur les besoins d'une grande partie de l'Europe.
Les deux blocs sont issus, faut-il le rappeler, de deux horribles guerres mondiales aux enjeux et intérêts différents que ceux actuels, certes, mais du même substrat. Que des nidations de voracités ! Des rêves absurdes et cauchemardesques, qu'ils veulent transmettre également à tout le monde par le biais de craintes des entités minoritaires, dont celles tibétaine, israélienne... et autres subterfuges de la même espèce (1).
Dans le même ordre mondialisant soi-disant la sécurité et la paix à travers la planète, nous notons que l'histoire du nucléaire iranien s'inscrit en droite ligne dans ces nouveaux enjeux. Les pressions de tout ordre ne cessent d'enserrer, voire d'accabler sournoisement ce pays, tout en ratissant large les « témoins » sur sa mauvaise volonté d'y coopérer.
Certains pays arabes ont pris nettement position sur son manque d'obtempérer à ses pourfendeurs et lui présagent - souhaitent tout bas - les pires représailles onusiennes, bien que les motifs de ces sanctions soient inspirés dans d'autres conciliabules et que leurs exécutions s'inscriraient dans le cadre de gros intérêts, d'abord, de la sécurité régionale, ensuite. Peu de pays arabes restent à l'écart et sont « mouillés » malgré eux. Le tout combiné et intégré, d'après notre humble avis, en vue de forcer leur adhésion massive aux visées anti-iraniennes.
Il est utile d'ajouter, dans ce sens, que ces pressions visent tout l'équipement nucléaire iranien, y compris civil qu'ils considéreront, vaille que vaille, comme du militaire ! En effet, ils mettent haut la barre, puis font dégrader l'échelle, au fur et à mesure des résultats de médiations et autres investigations ciblées dans le sens qu'ils veulent, jusqu'à leur convenance finale. C'est-à-dire jusqu'à rien de nucléaire et beaucoup d'injonctions.
A ce propos, le guide spirituel de la République islamique d'Iran avait déclaré à tout le monde que « si nous acceptons une seule condition ou restriction, nos pourfendeurs iront plus loin encore dans leurs exigences ». Ce qui, pour le régime iranien, serait le début de la fin !
Alors, qui peut garantir aux Iraniens que ces cercles versatiles n'iront pas loin dans ce dossier ? C'est ce qui les inquiète le plus, car ils savent d'où le fil d'Ariane commence. Les événements actuels se déroulant au Caucase, par ironie du sort, éclipsent momentanément la tension à leur encontre. Momentanément ! Mais ils savent, en revanche, que le clivage Est-Ouest est tenace et ne se rapproche que par intérêts stratégiques. C'est-à-dire du toc ! La Chine aussi le sait.
La France sarkozienne, emphatique et volontariste sur cette affaire iranienne, présidant l'UE et... l'UPM, aurait souhaité autrement les choses : polariser l'attention sur ledit dossier nucléaire iranien, comme l'a soupiré maintes fois le président israélien et, bien évidemment, les USA. Une actualité de première importance, d'après eux, et qu'elle soit continuelle, veulent-ils.
Aussi, il est utile de souligner le rôle décisif de la Chine, en collaboration avec la Corée du Sud, sur le dossier nucléaire nord-coréen, dont elle a merveilleusement su anticiper les calculs et autres fixations d'abcès régionaux, malgré que cela donne du grain au moulin des pourfendeurs de l'Iran, voulant ainsi qu'il subisse le même sort. Pas si facile que ça !
Le clivage Est-Ouest est tenace et ne se rapproche que par intérêts stratégiques. C?est-à-dire du toc ! La Chine aussi le sait.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali BRAHIMI
Source : www.lequotidien-oran.com