Les garages Gallieni,Lescure, résidence Leclerc, Cité Perret et le grand garage de la rue Khémistisont les seuls à Oran qu'on peut qualifier réellement de réglementaires.Dans d'autresquartiers de la cité, on retrouve des garages qui, autrefois, servaient d'entrepôtset aménagés après l'indépendance pour en faire des lieux de stationnementpendant la nuit ou pour les véhicules immobilisés. A l'inverse desquartiers dits résidentiels où les riverains disposent de garages particuliers,les habitants des grands ensembles urbains ont été confrontés, depuis desannées, à des problèmes de stationnement et de gardiennage, notamment pendantla nuit. Depuis que l'insécurité s'est installée, certaines personnes ont vujuste de proposer leur service aux milliers d'automobilistes qui n'ontnullement l'embarras du choix et doivent inscrire désormais les frais degardiennage dans leur budget mensuel en dépit du fait que l'aire destationnement dont ils disposent demeure une partie commune. C'est ce que nousdira, Tewfik, un fonctionnaire d'une entreprise publique et qui affirme qu'il adû serrer la ceinture pour avoir un véhicule neuf, devenu par la force deschoses nécessaire et non une fantaisie, notamment pour des urgences. «Il estimpensable de sacrifier 700.000 dinars pour l'achat du véhicule et l'abandonnerdehors», devait-il dire. Pour tout Oran, rares sont les cités qui contiennentdes garages individuels. Celle située en face du stade Zabana est un exemple. Certains de seshabitants se disent, aujourd'hui, mieux lotis que d'autres étant donné que ceséquipements ont été attribués avec le logement et il a été cédé dans le cadrede la cession des biens de l'Etat. Même les riverains qui ne disposent pas devéhicules peuvent les utiliser à d'autres fins. Certains iront même jusqu'à leslouer comme garage. Ailleurs, ce sontce qui sont appelés communément les Parkings gardés qui servent d'aires de stationnement.Les Lauriers roses, Mimosas, USTO, Yaghmoracen où encore Cité Protin et leparking aménagé pour les spectateurs du stade Habib Bouakeul sont, aujourd'hui,prisés par les propriétaires de véhicules, dont le nombre avoisine les 75.000pour la wilaya d'Oran. Ce qu'il faut relever à ce niveau est qu'abstractionfaite de leur caractère «informel», ces «opérateurs» rendent un très grandservice aux automobilistes, et ce, de l'avis même des automobilistes.D'ailleurs, entre le gardien et son client, naît une relation de confiance quifait qu'à la limite, il peut même lui laisser les clefs de la voiture pour ladéplacer en cas de besoin. A ce niveau, certains de ces parkings se sont avérésexigus par rapport à une demande de plus en plus accrue, notamment avec lerenforcement du parc roulant, notamment avec l'avènement du crédit véhicule.Concernant les prix pratiqués, des tarifs sont proposés en fonction de votrelieu de résidence. Ainsi, si vous habitez ladite cité, le prix peut varierentre 1.000 et 1.500 DA le mois. Pour les autres, notamment ceux qui viennentgarer occasionnellement, le tarif est autre et atteint généralement de 100 DAla nuit, et ce, en fonction de la taille du véhicule. S.A., gardien de parkingdira que «le métier que nous faisons est difficile, et ce, en raison desrisques que nous encourrons en cas d'agression de certains voyous, car notremission est de garantir la sécurité des véhicules. Vous voyez bien dans quellesconditions nous surveillons, mon collègue et moi, près de 100 voitures. Pource, nous avons des chiens qui nous avertissent en cas de présence étrangère». Pour certainspropriétaires de voitures, l'avantage dans un parking, surtout quand vous êtesun habitué, est de disposer de votre véhicule à l'heure que vous voulez, àl'inverse des garages où généralement, à partir de 21 h, les portes sontfermées. Ce qui vous astreint à des obligations souvent contraignantes. Danscertaines cités, les automobilistes, à défaut de clé, laissent la voiture garéesans lever le frein à main. Si un autre automobiliste veut sortir du parking,et si une voiture garée le gêne dans sa manoeuvre, il peut donc pousser levéhicule. Bien entendu, tout est question de confiance. Mais la solution idéaleest de réaliser le maximum de garages et de parkings à étages, et ce, enfonction de la concentration de la population et de les faire gérer soit enconcession, et ce, sur des bases claires définies dans un cahier des charges oufaire bénéficier dans le cadre des différentes mesures de recrutement par lacollectivité locale, les jeunes du quartier. C'est ce que nous a expliqué unurbaniste qui fait le lien avec le discours officiel des responsables locauxqui veulent donner à Oran sa véritable dimension régionale et méditerranéenne.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S Chalal
Source : www.lequotidien-oran.com