La frip’ au secours des milliers de familles
Une fois encore, l’Aïd El-fitr sera pour une bonne partie des Oranais, à l’instar du reste des Algériens, synonyme de dépenses obligatoires en habillements. Fort Heureusement, la friperie est là pour sauver la face aux démunis.
Elles sont des centaines de familles à se rabattre sur la friperie pour l’achat des vêtements de l’Aïd. A Oran et plus précisément au marché de M’dina Jdida, plusieurs mamans fouinent dans les tas de vêtements usés et déposés à même le sol, dans l’espoir de dénicher le pantalon, la robe ou encore la paire de chaussures, et ce, pour répondre aux caprices d’une progéniture, depuis quelques années, condamnée à se satisfaire des miettes. Malgré l’élan de solidarité et de générosité des fidèles et des organisations caritatives, les aides octroyées par les organismes d’Etat ou les entreprises privées, les familles nécessiteuses continuent à souffrir et n’arrivent pas à sortir du cercle infernal des besoins incontournables et difficiles à satisfaire financièrement. Après les frais de la rentrée scolaire, les dépenses durant le mois sacré du Ramadan, de nombreux responsables de familles ont déjà épuisé toutes leurs bourses et ne pourront, comme ils le désirent tant, offrir à leurs enfants des habits neufs. Vêtir un enfant, n’est pas chose facile pour ces familles, quand un ensemble de qualité qui laisse à désirer, est affiché à 3.000 dinars et une paire de chaussures à 1.400 dinars, sur les étals de certains supermarchés du centre ville d’Oran qui connaissent, ces derniers jours, une affluence spectaculaire. Faire plaisir aux enfants est devenu une vraie punition financière, raison pour laquelle des centaines voire des milliers de familles trouvent leur consolation dans les vêtements de la friperie, appelée communément «El-Bala». Cette situation se répète chaque année et les difficultés ne cessent de s’accroître et d’étrangler les familles. Le pouvoir d’achat est en pleine régression, et malgré les dernières augmentations, la situation n’est guère reluisante, même pour les personnes ayant une activité rémunérée.
S. Amel
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com