Ruée sur M’dina J’dida
Les pères de familles n’ont vraiment pas su où donner de la tête ces derniers mois, les dépenses ayant été monstres vu les évènements qui se sont succédé.
Il y a eu, tout d’abord, les dépenses liées aux vacances, puis celles à la rentrée des classes. Puis arriva le grand mois des folies gastronomiques, le ramadan et pour couronner le tout et mettre la cerise sur le gâteau, vinrent les frais de l’Aïd El Fitr. Ces frais se partagent entre confection des gâteaux et l’achat de nouveaux vêtements pour les enfants et parfois même les grands. «Il y a de quoi se tirer les cheveux de la tête, on n’en finit pas avec les dépenses et ces commerçants qui n’ont aucune pitié pour nous, pères de familles, les prix affichés sont exorbitants et ne sont guère à notre portée». Du moins, les prix sont exorbitants au niveau des magasins du centre ville et chez ceux exposant des vêtements made in France ou in Espagne et même pour les produits turcs et chinois. «Un ensemble jupe, body et petite veste pour fillette ne peut être cédé pour moins de 4000 D.A. Si l’on y ajoute le prix de la chaussure made in qui se situe entre 1.800 et 2.500 D.A., on peut facilement dépenser jusqu’à 6.000 D.A pour la tenue d’un seul enfant», dira une mère de famille. Celle-ci ajoute qu’elle devra acheter «l’Aïd» pour trois enfants, deux filles et un garçon. «Il me faut au moins deux millions de centimes pour pouvoir acheter trois belles tenues pour mes enfants, pour l’aïd». Une autre jeune maman en quête d’une tenue pour nouveau-né a été choquée à la vue des prix affichés par les magasins -représentants des marques connues dans le monde- spécialisés dans l’habillement des enfants au centre ville. «Par exemple, un tricot de peau pour bébé à 600 D.A. ou encore une tenue pour un bébé de 06 mois à 3.000 D.A., c’est carrément de la folie, même si les produits étalés sont magnifiques. Pour pouvoir gâter son enfant, il ne faut en avoir qu’un seul, que les deux parents travaillent et qu’ils aient des revenus considérables, vu qu’on n’a pas eu affaire qu’aux seules dépenses de l’Aïd El Fitr», dira cette jeune maman, au bord du désespoir. Au pôle commercial qu’est devenu Choupôt, les prix sont identiques, parfois même plus cher qu’au centre ville. En faisant les magasins de ce quartier, nombreux sont les pères de familles qui sont repartis bredouille se disant qu’ils trouveront bien, à M’dina J’dida, de plus beaux vêtements pour leurs enfants et où le bruit court que les prix sont très abordables. Effectivement, il en est ainsi à M’dina J’dida, le commerce informel et la concurrence déloyale ont fait en sorte que les prix soient cassés. On y trouve de beaux articles made in et qui plus est, n’ont rien à envier à ceux exposés dans les magasins du centre ville et parfois, plus beaux encore et à des prix défiant toute concurrence. Un ensemble trois pièces pour fillette ou garçon à 500 D.A., des chaussures à 300 D.A. Le seul problème qui se pose, c’est la grande ruée qui y règne. Vous pouvez passer à côté de beaux produits sans même les apercevoir et si par malheur, vous venez à vous arrêter, vous serez emportés par la foule. «Pour 5.000 D.A., j’ai pu acheter deux tenues, pour chacun de mes deux enfants et je me suis même acheté une robe d’intérieur», a déclaré toute contente une mère de famille qui précisera : «Il vaut mieux acheter auprès de commerçants ambulants qu’au niveau des magasins». Cet avis ne sera pas partagé par d’autres qui avanceront que «les prix sont les mêmes au niveau des magasins de M’dina J’dida et qu’à l’intérieur de ces magasins, on est plus à l’aise pour choisir et acheter ce qui nous plait, et surtout loin du risque de se faire voler son porte monnaie car les pickpockets sont de mise dans ses ruelles».
Ce quartier continue à attirer des milliers de personnes par jour et c’est d’ailleurs le plus grand pôle commercial de la ville d’Oran, un pôle prisé aussi bien par les franges aisées que celles moyennes ou démunies.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com