Oran - Revue de Presse

JSB Sidi Safi



Les raisons d’une faillite Sombre fut la journée du jeudi pour les fans de la JSB Sidi Safi. Ils avaient pourtant espéré, jusqu’au bout, voir les «Canaris» prendre le départ d’une nouvelle saison en «Régionale 3» où ils ont chuté. Mais à la lecture du calendrier paru ce jour-là sur «La voix de l’Oranie» leur rêve s’est envolé laissant place à une colère mesurée devant ce qu’ils nomment une faillite. Jeunes et moins jeunes demeurent impuissants. Leurrés, on leur avait promis la lune, ce sont finalement les abysses. Beaucoup se demandent pourquoi seulement après quatre années en division «Régionale 2», c’est la rupture totale et brusque avec le monde du football. Le Sidi Safien n’aimerait-il pas le sport-roi ? Que non, il l’a dans le sang. Serait-il mauvais gestionnaire ? Non plus, donnez-lui les moyens et il fera des merveilles. Alors. En fait depuis deux années, rien n’allait plus dans une ville où certains et ils se reconnaîtront estiment que le football est «bon pour les gosses» influençant certaines décisions prépondérantes. Dommage pour un club qui a formé des joueurs comme Belghomari (MCA), Bouhmidi (IRBM), Khaldi (USR) où dans le passé Sayah et où une nuée de jeunes doués attendaient leur tour. Alors n’aurait-il pas fallu passer le flambeau quand paraissaient les limites du savoir-faire et de la compétence. Beaucoup expliqueront ce désastre par le manque de moyens financiers. Il n’est pas seul en cause, la part humaine, à tous les niveaux, va jeter dans l’oubli, peut-être, pour longtemps, un club qui a fait vibrer les cœurs de nombreuses générations. A moins d’un miracle. La saison prochaine serait propice à une nouvelle renaissance. Mais, repartant de la base, dure sera l’accession jusqu’en Régionale 2. Que vont devenir ces dizaines de joueurs, toutes catégories confondues, livrés à eux-mêmes ? Quel gâchis ? Tout cela pour quelques millions de frais d’engagement. «Une somme que l’on aurait dû quémander,» dirait un fan du club. Mais la volonté y était-elle ? Que l’on se rappelle l’année de l’accession en «Régionale 2» en 2003, les âmes charitables ne manquaient pas. Que sont-elles devenues ? En a-t-on pris soin ? C’est à ce foisonnement de questions que ces mêmes gens auraient dû s’inspirer du concept, gérer c’est prévoir. Maintenant c’est trop tard.
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