Oran - Revue de Presse

Vente de voitures d’occasion



Oran sans marché réglementéLa sûreté de wilaya vient de saisir officiellement la commune d’Oran pour lui demander de se fixer sur un site afin de créer un marché de véhicules d’occasion réglementé, indique une source responsable. De plus, pour la municipalité, cela sera une manne supplémentaire pour renflouer les caisses. Il fallait s’y attendre donc, à plus forte raison que les services de sécurité ne cessent d’être harcelés par les riverains de l’Avenue Abou Daram à El-Makkari (ex-Saint Eugène) qui leur demandent carrément le déplacement du marché informel de voitures d’occasion, à défaut, son éradication... Une situation plutôt insupportable pour de nombreux habitants de ce quartier qui a perdu longtemps son cachet résidentiel. «Les désagréments sont tels que nombreux sont ceux qui ont déménagé pour des cieux autrement plus cléments», signale un résident de la rue Khélifa Benallal qui lève ses mains au ciel pour que ce processus de «délocalisation» du marché des quatre roues s’accélère. Il faut avouer que ce marché illégal de voitures est devenu source de problèmes pour le voisinage immédiat avec tout ce que cela suppose comme encombrement mécanique et autres violations de loi, comme les empiètements sur la voie publique, outre ce déroulement royal du tapis aux trabendistes et autres courtiers difficilement contrôlables, qui ne ratent aucune occasion pour rouler dans la farine d’honnêtes gens en quête d’une quatre roue à la mesure de leurs moyens. Des gens qui laissent malheureusement souvent leur chemise, comme le dit ce citoyen qui a été floué par un courtier lui ayant fourgué une voiture avec de nombreux vices cachés! «Il faut dire aussi que le marché de Saint Eugène est devenu également ces deux dernières décennies une plate-forme pour la revente de voitures volées, le tout contrôlé par de puissants réseaux de trafiquants qui devraient brasser des milliards grâce à ce commerce informel, aux ramifications longues, permettant à leurs relais de tirer de juteux bénéfices», dira un habitant. Cette situation risque de perdurer si, à court terme, le site devant abriter et réglementer ce genre de commerce n’est pas choisi pour matérialiser ce projet qu’aucune force occulte ne peut bloquer. A la commune d’Oran, l’on assure, indique une source responsable, que les choses sont au stade de la prospection. «Ce qui est saugrenue est que, malgré son interdiction, l’impunité est totale et les transactions se font sous le nez et la barbe de tous», déplore un riverain. Il n’est pas le seul à jouir de cette impunité, reprend à son compte un fonctionnaire; celui du marché ex-Michelet est encore plus décrié! Safi Z.
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