Oran - Revue de Presse

Urgences médicales du CHU d’Oran



Des médecins en grève de la faim Des médecins généralistes praticiens de la santé publique des urgences médicales du CHUO ont entamé une grève de la faim illimitée. Depuis hier à 16 heures, ils sont plus d’une dizaine à avoir recouru à ce mode de manifestations pour faire valoir leurs droits.   Le recours à ce type d’action intervient car ces médecins se disent «lésés» dans leurs droits. Selon le communiqué diffusé par ces praticiens, cette grève, qui ne sera pas sans conséquences, a été décidée après le refus de la mutation collective des médecins généralistes du tri en date du 26.05.2007 et le redéploiement des médecins de ce même tri, de même que le non-respect de l’engagement de l’administration et l’inapplication de la liste de garde du mois de juillet établie par la direction. Ces médecins dénoncent l’établissement d’une seconde liste où figure le nom d’un médecin généraliste pour deux gardes consécutives. Mais le hic est que ce médecin, déclarent les grévistes, n’est plus en service au niveau du CHUO et cela depuis maintenant deux ans et se trouve de surcroît en congé de maternité sous la tutelle d’une autre administration sanitaire. «Ce cas, qui n’est d’ailleurs pas unique, ne fait qu’illustrer l’anarchie, le laisser-aller de même que l’abus d’autorité de notre administration et de certains chefs de service». Par ailleurs, ces grévistes dénoncent aussi le retard dans l’application des mesures préventives qui aurait dû être entamée par la médecine du travail. Nous évoluons, déclarent ces derniers, dans des conditions désastreuses. La majorité de nos confrères présentent ou ont présenté des effets secondaires dus à un mode de travail anarchique. Et cela sans compter les maladies contractées durant l’exercice de notre travail. Nous ne faisons que réclamer nos droits, ajouteront les grévistes de la faim. Maintenant que nous avons vu que les grèves du travail sont répréhensibles, nous avons décidé de recourir à une autre méthode. C’est-à-dire la grève de la faim et là, on pense, que même si les conséquences seront dramatiques pour nous, nous espérons, au moins, que notre voix sera entendue.
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