Oran - Revue de Presse

La direction de l’Environnement tire la sonnette d’alarme



Des déchets organiques, huiles dangereuses et produits destructeurs menacent les Oranais Selon un rapport de la direction de l’Environnement de la wilaya d’Oran, il y aurait 52 unités industrielles, dont des dépôts de carburants, de céréales ainsi que des unités chimiques à l’intérieur des tissus urbains et des ports qui représentent un grand danger pour l’environnement. Pour ces raisons, la direction de l’Envi-ronnement réclame que le problème soit réglé en urgence. Dans ce même rapport, on relève que les 4764 tonnes / année de déchets hospitaliers générés par les 118 établissements de santé publique et privée sont traitées dans des fours spéciaux ne répondant pas aux normes en usage ou jetées dans des poubelles. D’autre part, il est fait état dans ce rapport que sur les 650 transformateurs aux huiles Askarel, la wilaya ne s’est débarrassé que de 56 qui se trouvaient dans des établissements de santé et éducatifs. C’est, précise le document, à l’entreprise étrangère COFEL qu’a été confiée cette mission. En 1985, révèle le rapport, il avait été décompté 445 de ces transformateurs et qu’actuellement il n’y en a plus que 149. S’agissant des huiles se trouvant toujours dans des conteneurs, ce rapport fait ressortir l’existence de 34.820 kg ainsi que 327.700 unités de produits destructeurs périmés. Ces résultats sont confirmés par le bilan de la campagne de protection des végétaux menée par la direction de la protection des végétaux et celle de l’environnement. D’autre part, on apprend que la direction de l’environnement a adressé des mises en demeure à 6 carrières qui ont outrepassé les superficies qui leur étaient destinées et qu’il en a été de même pour les unités se trouvant dans la zone de Hassi Ameur auxquelles il est reproché de jeter 16000m3 de rejets liquides et durs dans les systèmes d’évacuation des eaux pluviales. Ces déchets, précise le document, se déversent dans le lac de Tellamine, en passant par l’agglomération de Hassi Ameur. On rappelle que la zone industrielle n’est pas équipée de système d’évacuation de ces eaux d’où la dégradation de l’environnement. L’unité d’ammoniac dans la zone industrielle d’Arzew est aussi épinglée puisqu’il lui est reproché de contribuer de façon notoire à la pollution du fait des gaz de produits chimiques qu’elle renferme. A Es-Sénia, plus précisément dans sa zone industrielle, ce sont 18 unités qui ont reçu des avertissements et qui ont été sommées de ne plus jeter de déchets liquides qui vont se déverser dans le lac de Bouhayra Morsli. S’agissant des unités se trouvant au cœur du tissu urbain au niveau des diverses communes, de nombreux avertissements leurs ont été adressés. Au total donc, il a été recensé 22 zones qui pâtissent de mauvaise gestion et qui participent à la pollution du fait de leur création, sans études préalables, sur l’environnement. A Arzew, une visite a été effectuée dans la zone industrielle où des déchets liquides et durs sont jetés et qui contribuent à la pollution marine et de l’atmosphère. Il ressort enfin du rapport que plus de 300 entreprises industrielles ont été contrôlées et que 182 ont reçu des avertissements alors que 13 autres ont fait l’objet de fermeture. Par Sifi F.
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