Oran - Revue de Presse

Une solution pour les eaux pluviales



La réhabilitationdu réseau d'évacuation des eaux usées et pluviales de la ville d'Oran, qui setrouve actuellement dans une situation de détérioration avancée, sera lancéeprochainement après l'achèvement de l'étude du diagnostic menée par le bureaud'études français (SAFEG), selon la direction de l'Hydraulique.« L'étude dudiagnostic des réseaux d'évacuation des eaux pluviales et eaux usées estachevée à 95 % et on attend seulement la remise des rapports par les Françaispour entamer les travaux de réhabilitation. Les premières recommandations decette étude relèvent que la totalité du réseau nécessite en urgence uneopération de curage avec l'utilisation de techniques et moyens de pointe etparticulièrement les camions hydro-cureurs, confie une source de la directionde l'Hydraulique. Elle ajoute que ce curage avec l'utilisation de camionshydro-cureurs va résoudre près de 70 % du problème des inondations des eauxpluviales que connaît, actuellement, la ville d'Oran à chaque intempérie. Uningénieur en hydraulique nous explique que ces camions hydro-cureurs sont desengins équipés de deux bacs ou compartiments, dont l'un contient de l'eauclaire et l'autre l'eau usée. L'opération de curage s'effectue parl'introduction d'un tube doté d'une tête en forme de toupie dans lacanalisation obstruée avant de lâcher l'eau claire à une grande pression quipeut atteindre les 200 bars. Le tube est récupéré simultanément au lâchage del'eau claire, ce qui permet de dégager les déchets solides et autres quibouchent les canalisations.Notre sourceprécise que pour l'instant, il existe de grands besoins à Oran mais aussi dans d'autreswilayas du pays pour ces camions hydro-cureurs, c'est pourquoi la direction del'Hydraulique a lancé un appel aux entreprises nationales pour se doter de cegenre d'engins spécifiques. « On devra commencer, dans une première phase, parle curage des réseaux superficielles et semi visitables et à la lumière desrésultats obtenus on devra décider soit de réhabiliter certains endroits de cesréseaux soit de les rénover complètement », souligne notre interlocuteur. Uncahier des charges concernant le curage des réseaux d'assainissement de laville sera remis, incessamment, à la Commission nationale des marchés (CNM).Abordant le problème des inondations survenues lors des dernières intempériesdans nombre d'endroits de la ville, notre interlocuteur avoue que le réseausuperficiel d'évacuation des eaux pluviales et usées est pratiquement obstruéet nécessite de grands travaux de curage, mais aussi d'extension et de créationde nouveaux avaloirs. « On a élaboré une fiche technique pour l'extension desavaloirs dans la totalité des secteurs urbains de la ville et la procédure pourle lancement de ces travaux est en bonne voie », confie ce responsable.Concernant laréhabilitation des réseaux visitables (ovoïdes) de la ville, dont l'état dedétérioration peut causer de graves affaissements comme c'était le cas en 2001où un glissement de terrain avait affecté la rue des Soeurs Benslimane, entrele bloc abritant la direction régionale de la Sonelgaz et le bâtiment du siègede l'ex-trésor public, un cahier des charges a été déjà déposé pour approbationà la CNM.Un avis d'appeld'offres national et international sera lancé dès l'approbation du cahier descharges pour la réhabilitation de deux collecteurs qui sont actuellement enétat de dégradation très avancée et nécessite des travaux de réhabilitation enurgence.Le premiercollecteur se situe sous le boulevard Zabana et s'étend jusqu'au boulevard DrBenzerdjeb, alors que le deuxième se situe sous la nouvelle route de Ras El-Aïnet relie l'ancien Bassin de Sidi El-Houari (actuellement station de bus de laCorniche oranaise) à Ras El-Aïn. Pour la réhabilitation de ces ovoïdes, ladirection de l'Hydraulique va recourir aux dernières techniques de confortementde ces ouvrages de maçonnerie construits durant la période coloniale. « On adeux possibilités pour le confortement de ces deux collecteurs : la premièreconsiste au confortement des parois des ovoïdes par une coque en PRV (polyesterrenforcé de verre), alors que pour la deuxième technique on devra utiliser unecoque en CCV (composite ciment de verre) », précise-t-on de même source, touten ajoutant que d'autres tronçons d'ovoïdes de la ville devront aussibénéficier des mêmes travaux de confortement.
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