Oran - Revue de Presse

Barreau d'Oran: les membres du conseil de l'ordre élus



Les avocats dubarreau d'Oran ont élu, jeudi, leur conseil de l'ordre. Les 31 nouveaux membresdu bureau se réuniront, demain, pour élire le bâtonnier. A moins d'unesurprise, le titre du bâtonnat se jouera entre Maître Benblal Abdallah etMaître Ouahrani El-Houari, selon les échos émanant du Square Maître Thuveny.Hier, au lendemain du 2ème tour de l'élection, l'heure était aux coalitions,qui ont donné corps à deux tendances: les pro-Benblal et les pro-Ouahrani.L'ancien bâtonnier d'Oran Benblal Abdallah (1989-1991) peut, certes, se réjouirdu fait qu'il ait obtenu beaucoup plus de voix que son grand rival, lebâtonnier sortant Ouahrani El-Houari, et ce, aussi bien au premier qu'audeuxième tour. Bien que ce net écart de voix qui traduit, on ne peut plusclair, une supériorité dans la cote de popularité, soit un atout considérablepour Maître Benblal, en vue de briguer un deuxième mandat, il n'en demeure pasmoins que Maître Ouahrani a, dans sa main, une précieuse carte: une majorité de«partisans» au sein du nouveau bureau. Pour autant, l'assemblée élective desamedi ne sera pas dépourvue de suspens, d'autant plus que quelques noms parmiles 31 font figure d'outsiders. On peut en citer, dans la foulée, Maître DaliMohand Amokrane, Maître Fahim Hadj Habib ou encore Maître Belhadri Houari, quijouissent d'un capital confiance appréciable au sein de la corporation. Au-delàdes noms qui ont été élus par leurs pairs pour composer le noyau del'organisation, il y a lieu de noter deux aspects dans ce scrutin. D'abord, laparticipation record (plus de 1.200 avocats se sont rendus aux urnes, soit untaux de participation de plus de 75%), qui dénote de l'esprit corporatif, del'intérêt porté par les défenseurs du droit à la profession et à l'indépendancede la justice et, par la même, de leur volonté de faire table rase sur lesfrictions fratricides qui minent ce barreau, le deuxième du pays avec 2.500avocats inscrits.L'autreparticularité dans ce vote: le «renouvellement» du bureau, ou plus exactementla «non-reconduction» de l'instance, si l'on tient compte du fait que le tiersde l'ancien bureau n'a pas été reconduit, ce qui s'apparente à un «désaveu»,selon de nombreux avocats interrogés.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)