
Ce jeudi, l'Association de protection contre le sida (APCS) a inauguré la première unité de dépistage mobile du sida en Algérie. Une cérémonie a été organisé à cette occasion regroupant les responsables et bénévoles de l'APCS, les partenaires locaux (santé, Sûreté de wilaya, élus), mais également des partenaires traditionnels comme AIDES France ou encore l'Association marocaine de lutte contre le sida. Pour que ce projet devienne réalité, il aura fallu des mois de travail et le concours de la mairie de Paris qui a fait don du véhicule mais aussi l'appui financier de l'APW d' Oran. Fort déjà de l'expérience d'un centre de dépistage volontaire anonyme et gratuit géré par l'APCS, qui fonctionne depuis des années, ce véhicule va permettre aux équipes de médecins bénévoles d'aller au plus près des populations, notamment des jeunes pour leur permettre et les convaincre de se faire dépister gratuitement. Car en matière d'épidémie du VIH/Sida les chiffres réels ne peuvent qu'inquiéter avec pas moins de 6 nouveaux cas par semaine. Rien que pour cette année, quelque 6 000 nouveaux cas de sida ont été dépistés, ajoutés aux 20 000 séropositifs algériens déjà recensés selon les chiffres de l'ONU/sida. Profitant de la rencontre, les membres de l'APCS évoquent des chiffres sur la prévalence du VIH/sida, qui est officiellement d'un peu plus de 1% dans la population générale, ce chiffre passerait à plus de 8% de prévalence dans les populations à risques. Cela prouve une concentration de l'épidémie dans les groupes de personnes dites vulnérables et à risques que sont les homosexuels, les travailleuses du sexe et les usagers de drogues. En Algérie, les tabous sont encore très forts autour du sida au point où de nos jours l'accès aux soins est refusé aux personnes séropositives, l'investigation médicale également leur est interdite. Une stigmatisation qui est encore plus forte vis-à-vis des travailleuses du sexe et des homosexuels. L'enjeu aujourd'hui que ce soit pour la population, les pouvoirs publics et les associations est d'agir de concert en faveur du dépistage. "C'est lors des 6 premiers mois que ce fait la contamination, connaître son statut de séropositif est donc primordial, il est aussi important pour accéder ensuite au traitement à vie. C'est en connaissant leur statut que le comportement change et que l'on prend des précautions pour faire cesser la chaîne de contamination", dira un intervenant.D. LNomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com