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Refus



Refus
J'éteins la télévision, je ne veux plus faire partie de l'audimat d'une quelconque chaîne ni du bouquet de dupes, mis au pas, comme la troupe qu'on mène au front défendre les intérêts du discours, quel que soit le discours, la politique étant l'art du mensonge. Je n'achète plus de journaux où seule la date est juste. Je ne tiens pas à être informé de la dernière sortie, de tel ou tel autre ministre, inaugurant une inauguration qui n'augure rien de bon, à part les dépenses et les zradi de ceux qui les accompagnent. Je ne participe pas aux activités de la société civile, subventionnée, pour faire valoir la démocratie où la loi du nombre a eu raison du savoir et de la science. Mais je vais au marché pour tâter le pouls de la société dans laquelle je vis. Pour voir les prix et acheter ce qui me sert pour ne pas mourir de faim. Pour voir ceux qui attendent la levée des étals et ramasser tout ce qui est récupérable pour nourrir les bouches qui attendent de mâcher les mots, boire le maximum d'eau et dire el hamdoulillah. Je descends en ville assister à la fièvre acheteuse qui chauffe les bourses fêtardes. Entendre les retraités parler de réserves de change qui, en augmentant ou en chutant, ne changent rien pour eux. Ecouter les jeunes parler de l'allocation touristique et du visa, du comment l'obtenir facilement, quels sont les consulats les plus souples. Des universitaires doctorants ou d'Alger qui n'arrivent pas à finir leurs thèses.Des femmes qui n'arrivent pas à trouver un boulot. Des hôtels complets et d'un tourisme qui n'existe pas. De la circulation et du salon de l'automobile. De la situation économique qui, d'après les patrons est catastrophique. Du procès Khalifa, à la veille de l'élection présidentielle, des gens du sérail impliqués dans cette affaire… et de l'Algérie qui va participer au Mondial, au Brésil et de ses chances de devenir champion du monde de l'improvisation...


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