204 étudiants affectés dans une filière non encore assurée
L’inquiétude est plutôt diffuse chez de nombreux nouveaux bacheliers, notamment ceux qui n’ont pu faire leur pré-inscription après la nouvelle directive de la tutelle annonçant qu’aucun changement de filière ou de recours n’est accepté… Le hic est que plus de deux cents étudiants ont été affectés à une filière non encore assurée, la langue italienne.
La mesure est jugée sévère par de nombreux étudiants compte tenu du nombre de cas litigieux, même si les nouvelles orientations du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) ont l’avantage de «discipliner» le système après l’instauration du fichier national informatique qui a permis les inscriptions en ligne. Certains étudiants qu’on a pu rencontrer, hier, à l’institut IAP d’Es Sénia, qui abrite le vice-rectorat de la pédagogie, ne savent pas où donner de la tête. R.T., nouvelle bachelière en sciences, explique qu’elle s’est déjà inscrite à l’Institut des Langues étrangères (ILE) en LMD, avec le vœu cher de faire anglais. Aujourd’hui, elle apprend à son corps défendant qu’elle a été affectée pour faire allemand. «Je me suis présentée deux fois ici, au vice-rectorat de la pédagogie, mais cette fois-ci on m’a dit de voir ailleurs, dans d’autres wilayas de l’Ouest», dit-elle désolée.
Le cas de M. Sara est difficile à «digérer». «Je suis nouvelle bachelière avec 17 en moyenne en anglais. Je voulais faire anglais et c’est mon choix compte tenu des notes que j’ai obtenues en anglais. Au départ, ils m’ont dit qu’il y a une panoplie de branches et de choisir celle qui me convient. Lors de ma pré-inscription, j’entends un autre son de cloche puisqu’ils m’oblige de faire de l’allemand, or je n’ai jamais fait d’allemand. Je suis venue deux fois, ici, et par deux fois, on m’a répondu qu’il faut attendre que le fichier informatique soit débloqué pour traiter mon cas. C’est quoi, au fait tout cela?», s’interroge t-elle. Il faut dire que cette situation de blocage -le site du MESRS n’est plus accessible y compris pour l’administration et ce, depuis plusieurs jours- est tout autant pénalisante pour d’autres bacheliers qui nous ont formulés leurs demandes spécifiques, comme cet autre inscrit mais qui n’a pas fait de confirmation. Une situation confuse car ce sont des dizaines voire des centaines qui attendent des réponses immédiates à leurs demandes de recours déposées auprès des établissements universitaires, à l’exemple de ceux qui ont échoué aux tests d’aptitude dans certaines filières comme le sport ou encore ceux qui n’ont pas encore déposé leur dossier administratif. Sans parler d’autres cas de transferts internes et externes et qui méritent un traitement au cas par cas, du moins ceux pour lesquels le bachelier n’est pas responsable. M. Karaoui, secrétaire permanent de la conférence régionale de l’université de l’Ouest est catégorique. «En tant que commission pédagogique, fit-il remarquer, nous ne voyons pas d’inconvénient à prendre en charge ces cas si la tutelle l’autorise. En effet, nous avons enregistré des cas de bacheliers ayant reçu leur relevé de notes tardivement, suite à la rectification d’erreur ou autres (exemple bachelier numéro 80001629 dont le relevé de notes est signé le 16-07-2006 et délivré le 25 juillet 2006 et n’ayant pas fait de pré-inscription).» Il y a aussi le cas des bacheliers qui prétendent avoir procédé à la pré-inscription en ligne (certains sont en possession du tirage de la fiche de vœux et ne figurent pas sur la base de données nationales. Une liste a été transmise à l’INI et les cas n’ont pas été toujours réglés. Ceci est valable pour les bacheliers affectés et n’ayant pas confirmé leur inscription. «Plus récemment encore, précise t-il, nous avons tenu une réunion régionale pour prendre tous ces cas au même titre que les bacheliers qui ont été affectés mais qui ne figurent pas sur la base de données nationales et n’apparaissent pas sur les listes des établissements. D’évidence tous ces cas, du moins au plan local et régional, ne présentent pas une charge majeure quant à leur inscription. Néanmoins on attend toujours que la situation se débloque pour trouver des solutions aux problèmes que nous avons.» Pour ce qui est des cas de transferts inter-établissements, ces derniers, note M. Karoui avec insistance, doivent être étudiés en concertation avec le responsable pédagogique et ceux des œuvres universitaires pour s’assurer qu’il n’y a aucun impact sur l’hébergement. Selon les possibilités de l’établissement ou encore pour un rééquilibrage des effectifs par filière. Il est souhaité une réorientation interne des bacheliers. Il importe de souligner que 204 bacheliers affectés à l’université d’Oran, en langue italienne, une filière non encore assurée et qu’il va falloir réorienter. Tout comme le gros des effectifs orientés initialement en filière D02, LMD sciences de la matière à orienter éventuellement en filière LMD sciences et techniques (D01). Il est à noter que certains bacheliers prétendent avoir procédé à la pré-inscription en ligne avec justificatif de l’imprimé de la fiche de vœux et qui ne figurent pas sur le fichier national des affectés dans la mise à jour du 5 août 2006. C’est dire aussi que la circulaire de Kharroubia de mai 2006, n’est pas claire si tant est qu’elle ne spécifie pas les parcours.
Safi Z.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com