Les étudiants refusent d’être des otages
Hier matin, la marche qui devait être organisée par les étudiants de l’université Mohamed Boudiaf USTO et à laquelle devaient participer ceux de l’Ecole supérieure des professeurs de l’Enseignement supérieur ENSET, a été annulée à la dernière minute.
L’important dispositif sécuritaire mis en place a dissuadé les étudiants de tenir cette marche annoncée pacifique sous le slogan «Non à l’année blanche» et dont le parcours était prévu de l’université USTO au siège de la wilaya.
Les organisateurs ont fini par se résigner à observer un sit-in, puisque l’autorisation de la marche leur a été refusée par les autorités habilitées. Le sit-in qui fut des plus houleux a été observé par près d’une centaine d’étudiants qui se sont rassemblés dans la cour de l’université pour ensuite y effectuer une petite marche, avant de se mobiliser à l’entrée en interdisant l’accès aux étudiants venus s’enquérir des dates d’examen et des nouvelles à propos de la grève des enseignants. Ceci peut paraître paradoxal vu que le but escompté de ce sit-in est la reprise des cours, mais les organisateurs de la protesta diront qu’ils agissent ainsi parce que les rares examens qui ont eu lieu depuis la réouverture de l’université ne se sont pas déroulés sans incidents. En effet, hier, en marge du sit-in, un examen a eu lieu et a failli être interrompu à la suite de menaces dont a fait objet l’examinateur.
Ce dernier a été, effectivement, menacé, ce qui perturbera le déroulement de l’épreuve et les étudiants. Les organisateurs du sit-in appelleront alors à une mobilisation en force, «le problème concernant l’ensemble des étudiants», diront ils. Ils ajouteront refuser être l’otage d’un litige opposant le ministère de tutelle à la coordination nationale de l’Enseignement supérieur. Les étudiants portaient, soulignons le, des banderoles attestant cela et scandaient non à l’année blanche et à la marginalisation de l’étudiant. «Cela fait quatre mois que la grève des enseignants universitaires dure, depuis mai dernier, et la tutelle n’est toujours pas arrivée à un compromis avec eux, ce dossier est des plus épineux. Nous lançons un appel au président de la République de veiller à sa résolution, le début de l’année universitaire étant compromis et, avec, notre avenir!» Par ailleurs, le communiqué établi par l’UGEL signé par la section de Bir El-Djir et celle d’Oran centre et qui a été adressé aux services habilités et à la presse, et qui a été affiché au niveau de l’université, est une sorte de sonnette d’alarme destinée aux étudiants pour les réunir autour d’un seul objectif «non à l’année blanche.» Les protestataires diront en conclusion «la grève doit cesser dans l’intérêt de l’étudiant, les enseignants qui réclament leurs droits ne peuvent continuer à bafouer ceux de l’étudiant».
Hafida B.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com