Depuis plus de 18 mois, les Oranais souffrent le martyre. Pour case, la crise sanitaire a, de bout en bout, remis en cause leur mode de vie leur imposant le confinement jugé draconien de par la fermeture des lieux de détente et des loisirs, en plus des établissements hôteliers. Une bonne nouvelle est tombée à point nommé, les pouvoirs publics ont décidé de la réouverture des plages et des lieux de loisir en cas de poursuite du recul des cas de contamination au Covid-19.Cette mesure a été prise lors du conseil des ministres de dimanche dernier, par le président de la République qui a donné plusieurs instructions pour alléger les mesures de confinement sanitaire, tout en insistant par la même sur le maintien des strictes mesures de prévention dans les plages et lieux publics. Quoique la saison estivale tire à sa fin, des investisseurs hôteliers oranais tiennent un tableau de bord bien précis et à respecter dans les meilleures conditions pour profiter au maximum de cette réouverture, question de sauver ce qui'il reste de cette saison compromise. Plusieurs hôteliers sont d'ores et déjà, déterminés à faire preuve de mesures exceptionnelles dans une situation exceptionnelle en rouvrant, certes timidement, leurs établissements aux estivants et autres, mais à suivre de près leurs mouvements, tout en les rappelant à l'ordre à la moindre dérive pouvant s'avérer fatale. «Nous ne pouvons faire autrement, hormis de faire respecter les règles sanitaires à notre clientèle», dira un gérant d'un hôtel sur la corniche Ouest d'Oran, expliquant que «la moindre infraction est, selon la loi, une effraction à payer chèrement aussi bien par le client que par le personnel et bien sûr par notre établissement qui risque des poursuites». Un autre propriétaire d'un complexe touristique dans le somptueux site des Andalouses, dira que «les règles sanitaires sont d'autant plus garanties que nous espérons engranger ne serait-ce qu'un tant soit peu de dividendes, une façon de sauver les recettes de notre caisse». «C'est une véritable bouffée d'oxygène qui nous vient à la rescousse et à nos économies après une année de disette et de dispersion de la clientèle ayant boudé les séjours dans les hôtels en raison de la Covid-19». Chez l'ensemble de ces établissements hôteliers, les règles sanitaires et les gestes barrières constituent la meilleure carte de visite affichée sur les devantures des hôtels, en plus de la désinfection des lieux. Tirer ne serait-ce qu'un tant soit peu de dividendes constitue l'une des finalités recherchées par ces hôteliers et propriétaires des résidences touristiques. D'autres familles ne songent qu'à fuir la chaleur des murs de leurs habitations ne serait-ce que pour prendre place sur les bancs du boulevard de l'ALN, ex-Front de mer, et respirer l'air frais iodé se dégageant de la mer, pendations que des centaines de familles prennent d'assaut les jardins pour se dégourdir les jambes et se prélasser sous le gazon verdoyant pour y sentir ses fragrances. Plusieurs dizaines d'autres sont d'ores et déjà prêts à apprivoiser la nature, et s'abriter, le temps d'une journée entière, sous les arbres géants, contre les insolations. D'autres, fuyant le brouhaha et le vacarme des centres urbains, optent pour la mise en place des bivouacs dans les forêts de Msila, de Madagh dans la montagne des lions et autres espaces et massifs boisés. D'autant plus que celles-ci ne manquent pas d'oxygène à la fois pur et frais.
Ces familles se comptent en plusieurs centaines à avoir observé une discipline exemplaire en se soumettant rigoureusement aux règles d'hygiène et de confinement imposées par la crise sanitaire pour sortir enfin à la rencontre de Dame nature, tout en se prémunissant par la même des mesures sanitaires. «Je préfère respirer l'oxygène frais que l'oxygène médical acquis après avoir
observé de longues files d'attentes devant les grands portails des unités d'oxygène de Hassi Ameur et de Linde Gaz à Saint Hubert», affirme Ahmed, un père de famille guidant ses chérubins, leur dictant les règles de bienséance à tenir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AIT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com