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Le vieux bâti toujours d'actualité à Oran



Le relogement, jeudi dernier, de 300 familles habitant des immeubles précaires dans les délégations communales d'El-Emir (centre-ville) et Ennasr (Saint-Antoine), à Oran, dans de nouvelles cités à Oued Tlélat ne peut à lui seul occulter le problème du vieux bâti qui continue à fausser les prévisions des responsables locaux. Les nombreux exemples d'effondrement d'habitations rappellent à quel point la situation peut être dangereuse si l'urgence n'est pas suffisamment respectée. Le 17 août, l'écroulement partiel d'une cage d'escalier dans un immeuble précaire de deux étages, à la rue Dahaoui, ex-rue de l'Abricotier, dans le quartier populaire de Saint-Pierre, a envoyé une femme de 48 ans à l'hôpital.Un dossier qui traîne en longueur, puisque le vieux bâti est une réalité avec laquelle vit la population depuis presque trois décennies, sans que cela soit définitivement réglé, et ce ne sont pas les différentes commissions locales de recensement qui vont changer grand-chose. En effet, on s'accorde unanimement à reconnaître que tous les responsables centraux qui se sont succédé à la tête de l'exécutif ont eu à traiter cette question sans trop de résultats probants.
On se rappelle qu'en janvier dernier et suite à l'effondrement partiel, la semaine dernière, d'un immeuble de cinq étages au quartier populaire du Plateau, deux cellules de recensement des habitations précaires et des bidonvilles dans la commune d'Oran avaient été installées par le wali d'Oran de l'époque. Commentant cet énième écroulement survenu au 20 rue Belghelam-Mohamed, le chef de la daïra d'Oran avait évoqué le travail de la commission qui s'est penchée sur le recensement de 600 habitations classées comme vieux bâti dans la daïra d'Oran et qui présentent un danger d'effondrement.
Quant à la question du vieux bâti, il a affirmé que dans les neuf secteurs urbains de la ville d'Oran, toutes les habitations vétustes datant de l'ère coloniale et qui ont connu des effondrements partiels ou présentant des fissures sont classées dans la zone rouge, mais ne présentent pas un danger imminent d'effondrement. "On ne peut pas prendre en charge toutes les habitations de l'ancienne ville, Sid El-Houari, Plateau, El-Hamri, Saint-Eugène, Petit Lac et les Castors", avait estimé le même responsable. Concernant la wilaya d'Oran, 15 058 habitations précaires sont recensées à travers 25 sites répartis dans 10 communes. Le plus grand site d'habitat précaire est enregistré dans la commune de Hassi Bounif avec 3000 habitations, Benfréha (2820), les communes de Bir El-Djir et Arzew (2000 chacune) et Sidi Chahmi (1953). On a également recensé 655 habitations dans la commune de Aïn Turk, 400 à El-Ançor, 180 à Bousfer et 150 à Sidi Benyebka.

SAID OUSSAD
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