Cela fait un peu
plus de cinq mois déjà que le petit pont enjambant un ruisseau à proximité du
Lycée Hihi El-Mekki, que tout le monde connaît sous l'appellation de «Gantret Hach'houche»,
reliant le quartier des frères Bouchama ainsi que la cité Emir Abdelkader au
quartier des frères Khaznadar dans la partie basse de Bab El-Kantara, est fermé
à la circulation automobile, assurent des riverains. Cette situation,
disent-ils, n'a pas manqué de créer des désagréments, voire des dangers pour la
circulation piétonne et automobile. Les habitants de la cité des frères
Bouchama, ne voulant nullement attendre la survenue d'un drame pour réagir,
tirent la sonnette d'alarme par le biais d'une lettre ouverte signée par une
trentaine d'entre eux, qu'ils ont adressée aux autorités de la wilaya. Les
requérants demandent donc aux services concernés d'intervenir pour mettre un
terme à cette situation, en procédant soit à la réouverture du pont en question,
soit, le cas échéant, au lancement des travaux de restauration projetés sur cet
ouvrage qui date de près d'un siècle, mais qui n'en constitue pas moins une
voie importante de pénétration vers les quartiers environnants, et plus
spécialement celui de la partie basse de Bab El-Kantara où se trouvent
concentrés les établissements scolaires fréquentés par leurs enfants, et de
dégagement vers le centre-ville étant donné que la circulation automobile
devient de plus en plus dense. «La fermeture de ce pont a créé deux situations
dangereuses pour les automobilistes eux-mêmes et, surtout, pour nos enfants qui
sont obligés à l'aller comme au retour, de faire de longs détours par l'Avenue
des frères Bouchama pour se rendre dans les écoles, nous expliquent des
habitants du quartier. Il y a aussi le danger créé par les nombreux véhicules
qui descendent du Faubourg Emir Abdelkader, ajoutent-ils.
En effet, les automobilistes qui se dirigeant
vers le centre-ville trouvent devant eux ce pont fermé et n'hésitent pas à
emprunter notre rue dans le sens interdit, alors imaginez les dangers que cela
représente pour les piétons et les automobilistes eux-mêmes avec la casse qui
pourrait se produire avec les véhicules venant dans l'autre sens » !
Ouvert à la circulation automobile en sens
unique, de Bouchama vers le haut de l'Avenue Khaznadar, ce petit ouvrage de
pierres dont l'âge dépasse les 7O ans, fut dans un premier temps limité aux
véhicules légers, et les services concernés de la municipalité y avaient placé
des gabarits sur les deux entrées. Par la suite, en constatant que sa structure
commençait à se fragiliser, ces mêmes services l'ont carrément fermé à la
circulation automobile en y plaçant des barrières en béton aux deux extrémités
en attendant de mener des travaux de renforcement. C'est l'attente de ces
travaux tardant à venir qui provoque l'exaspération des riverains et des
usagers. Mr Habati, chef du secteur APC de la cité Emir Abdelkader, interrogé
sur la situation de ce pont en question confirme sa fermeture, en précisant que
des rapports ont été adressés à la Mairie centrale pour une prise en charge,
car il s'agit de conforter les piliers de l'ouvrage qui nécessitent des
réparations. Ainsi, dans l'attente de cette prise en charge les autorités
locales le gardent fermé par mesure de sécurité.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com