Les habitants de Rachgoun 2, une bourgade
sur mer située sur la rive gauche de l'oued Tafna, ne savent plus s'ils doivent
encore attendre pour voir enfin se poser la première pierre de la mosquée du
village.
Le projet existe depuis 2001 mais n'a
jamais pu voir le jour à cause d'un problème de terrain. Les membres de
l'association religieuse, chargée de la gestion du futur lieu de culte, baptisé
«Mouâd Ibn Jabel», ont frappé en vain à toutes les portes pour l'obtention
d'une parcelle de terrain destinée à recevoir ce projet. L'un d'eux, un paquet
de copies de correspondances, toutes adressées à des autorités concernées,
s'est confié au «Quotidien d'Oran». Le projet comporte une mosquée, une salle
pour l'enseignement coranique des enfants et une habitation pour l'imam. C'est
pour cela que les défenseurs de ce projet réclament un terrain d'environ 10
ares pour pouvoir construire une mosquée qui devra non seulement contenir les
fidèles du village mais aussi les passagers. En été, Rachgoun 2, qui dispose
d'un bel environnement touristique (plages et forêts), est très fréquentée
notamment les week-ends. Ce qui fait dire à notre interlocuteur: «Construire
pour construire, alors pourquoi pas le faire une fois pour toutes, une mosquée
qui peut contenir en moyenne 500 ou 600 fidèles». Dans le même contexte, ce
membre est formel: «Ce n'est pas les terrains du domaine public qui manquent
sur cette partie et puis notre association n'a jamais opté pour un terrain à
vocation touristique».
Enfin, une mosquée pour le village, c'est aujourd'hui le rêve de
tous les Rachgounois, surtout celui des personnes âgées comme Ammi Laredj:
«Toute ma vie, j'ai travaillé la terre et tout durant j'ai fait mes prières sur
les champs en individuel. Aujourd'hui, je suis en âge où il m'est préférable de
les accomplir en communauté». Aujourd'hui, pour accomplir les grandes prières,
comme celle du vendredi ou celles des fêtes religieuses ou même celles des
Taraouih, les habitants de la région sont obligés d'aller à Siga, un village situé
à 5 km plus au sud, ou de passer chez leurs voisins de la rive droite, à
Rachgoun 1. Pour cela, il faudrait soit contourner l'oued Tafna au moyen d'un
véhicule, sinon de le traverser à pied. En période sèche, c'est possible mais
il faudrait éviter de marcher avec la «balgha» (chaussure pour prière) sur la
vase. En hiver, l'oued Tafna est souvent en crue.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Bensafi
Source : www.lequotidien-oran.com