Sahraoui Boualem, l'un des dix accusés condamnés à 10 ans de prison parcontumace dans le cadre de l'affaire de la Banque commerciale et industrielle(BCIA) a été jugé, hier, par le tribunal criminel d'Oran. Condamné par contumace à 10 ansde réclusion assortis d'une amende de 1 million de dinars lors du procès quis'est déroulé au tribunal criminel d'Oran, du 6 janvier au 28 février derniers,S. Bouâlem, 38 ans, commerçant de son état, comparaissait hier devant le mêmetribunal pour répondre du chef d'accusation de complicité de dilapidation dedeniers publics. Il s'était constitué prisonnier, le 7 avril dernier, auprès duparquet général de la cour d'Oran. Il avait introduit opposition,annulant ainsi le premier jugement. Poursuivi pour avoir signé, le 9 mai 2003,deux traites de 61 et 63 millions de dinars, avalisées par la BCIA etescomptées par la BEA (agence de Sig), Sahraoui a reconnu ce fait (lasignature) mais a souligné ignorer alors les intentions des personnes qui luiont fait signer ces «papiers». «J'ai en effet signé deux traites à blanc maisje ne savais pas que celles-ci allaient être utilisées par d'autres pourretirer de l'argent. Je n'ai reçu ni marchandise ni argent. Ils m'ont dupé», adéclaré Sahraoui devant le juge El-Achaâchi Abdelouahab, le même magistratayant présidé le tribunal qui a statué sur l'affaire BCIA février dernier. Lesdeux effets de commerce signés par Sahraoui (le tiré) étaient au nom de Reffas(le tireur), lequel a mandaté un autre commerçant, Selmane Abderrahmane, pourles escompter à l'agence BEA de Sig (Mascara). Tout au long de soninterrogatoire par le juge, l'accusé a maintenu que «je ne savais rien surl'usage fait par les deux «bouts de papiers» que j'ai signés conformément auxinstructions des responsables de la BCIA». Son avocat plaidera dans ce sens,insistant sur l'absence de l'élément intentionnel dans cette affaire. Ils'attellera à prouver l'innocence de son mandant, qu'il a présenté comme «unpetit commerçant illettré qui tenait une édicule à Chteïbo n'ayant ni lecerveau ni l'envergure pour échafauder un tel plan». Au fort du débat, unediscussion très chaude a éclaté mettant aux prises l'avocat de la défense, lebâtonnier Benabdessadouk, et l'avocat de la partie civile, la BEA, MaîtreMihoubi. Une prise de bec entre avocats qui a rappellé les chaudes épisodes duméga-procès BCIA. Pour sa part, le procureur général, Gnaoui Omar, également lemême représentant du ministère public du premier procès, a conclu sonréquisitoire en demandant 5 ans de prison ferme contre Sahraoui Bouâlem. Al'issue des délibérations, Sahraoui Bouâlem a été condamné à 3 ans de prisonferme assortis d'une amende de 1 million de dinars. Pour rappel, 5acquittements et des peines allant jusqu'à 10 ans de réclusion avaient étéprononcées par le tribunal criminel d'Oran lors du procès BCIA. La peine de 10ans de réclusion, le maximum prévu par la loi, avait été infligée par contumaceà l'encontre des dix accusés déclarés en état de fuite, en l'occurrenceKharroubi Ahmed (PDG de la BCIA), son fils Mohamed Ali (directeur régional dela BCIA), Baay Ali (PDG d'Union Bank), et les commerçants Haddad Yacine,Benabbou Laïd, Rezzak Hamid, Sahraoui Boualem, Oughaouti Nasreddine, GuittiToufik et Azziz Mohamed.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com