
Le cancer fait des ravages : 50 000 cas par an, et tous les malades n'ont pas accès aux soins ni à un lit d'hôpital. Beaucoup meurent dans le dénuement total. Les pathologies cardiovasculaires et métaboliques connaissent une rapide augmentation. Conjugaison simultanée des transitions démographique et épidémiologique et, surtout, les moyens ne suivent pas. Dans 20 ans, les seniors ou les plus de 60 ans seront près de 4 millions. Ils corrigent ainsi une pyramide des âges qui a longtemps prévalu chez nous avec la prépondérance de populations jeunes de moins de 30 ans et pèseront sur le budget santé. Des défis supplémentaires auxquels il sera difficile à l'Etat de faire face à brève échéance, car 80 dollars par habitant et par an c'est nettement insuffisant. Par ailleurs, la mortalité maternelle reste inquiétante, du fait d'une mauvaise prise en charge (100 femmes sur 100 000 décèdent lors de l'accouchement, et 800 des suites de leurs couches). 3000 enfants sont en attente d'être opérés du c'ur et 15 000 insuffisants rénaux pour une greffe. Flambées épidémiques dans le cas de maladies que l'on croyait complètement éradiquées (1500 cas de tuberculose diagnostiqués au CHU d'Oran), résurgence des maladies de la pauvreté et apparition de pathologies foudroyantes comme le sida, les hépatites (5 millions de dinars par malade et par an pour une trithérapie). La production locale des médicaments génériques reste très modeste (40% des besoins, alors que l'objectif déclaré depuis plusieurs années est de 70%).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com