100 habitations de fortunes érigées depuis 10 ans dans une ferme
Il y a quelques temps, les services de la commune d’Oran et ceux de la DSA ont procédé sous la protection des services de la gendarmerie nationale à l’éradication d’un bidonville en phase de conception au niveau de terres agricoles de la localité d’El Barki.
 Le tracé des îlots, 700 en tout, a été détruit et une dizaine de constructions en cours a été démolie. Les gérants des terres agricoles avaient, rappelons-le, saisi les services de la DSA et ceux de la wilaya lorsque les premiers squatters ont commencé à tracer les lots et ont entamé les constructions des habitations de fortune, toutefois non loin de ces terres agricoles, une ferme datant de l’ère coloniale s’est transformé en bidonville, 100 habitations de fortune y ont été érigées. Ce bidonville abrite aussi bien les familles ayant fui le terrorisme durant la décennie noire, des familles qui viennent de villages relevant des wilayas de Relizane, Tiaret et Mascara que des natives d’Oran, des familles qui n’ont pas eu la chance de bénéficier de logement et qui ne pouvait plus payer le loyer aux particuliers. Il y a aussi des petites familles qui ont trouvé refuge dans ce bidonville, ils ont construit un toit pour les abriter des conflits familiaux qui devenaient insupportables au sein de la maison des parents. Certes, le problème du toit a été réglé pour ces familles mais reste celui des conditions de vie. En fait, il ne fait pas du tout bon vivre dans ce bidonville, c’est carrément insupportable d’y vivre. Dépourvu de réseau d’assainissement, les eaux usées déversent à l’air libre, plus grave encore, ils dérivent sur les terres agricoles voisines, des terres exploitées par des fellahs et dont les produits sont commercialisés sur nos marchés. D’autre part, les mares d’eau usée constituent un foyer de prolifération des insectes, et les odeurs qui s’en dégagent provoquent un grand désagrément pour les riverains. L’on apprendra que la majorité de ces derniers souffrent de maladies respiratoires et que des cas de gale et différentes maladies dermatologiques ont été enregistrées parmi les habitants de ce bidonville. Les décharges sauvages existent au niveau même du bidonville qui est exclu du programme du prélèvement des ordures de la commune bien qu’il ait été créé depuis une dizaine d’années. Au niveau des décharges, soutiennent les riverains, prolifèrent chiens errants, chats sauvages et rongeurs. Les riverains affirment notamment que l’insécurité règne aussi bien dans leur bidonville que dans le quartier d’El Barki et que cela reste un de leurs soucis majeurs. Nos interlocuteurs affirment qu’ils attendent toujours une considération de la part des autorités locales et élues qui ne s’en souviennent, d’ailleurs, qu’en période électorale. Ils espèrent que leur problème sera réglé et qu’ils bénéficieront, à leur tour, du programme de l’éradication de l’habitat précaire, un programme, souligneront-ils, initié par le président de la république dans le souci d’assurer au citoyen des conditions d’habitat décentes.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com