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Troisième journée scientifique des pharmaciens à El-Bahia



Troisième journée scientifique des pharmaciens à El-Bahia
Les participants à la 3e journée scientifique de la section ordinale régionale des pharmaciens de l'Ouest, qui regroupe Oran, Mascara et Mostaganem, rehaussée par la présence de onze sections représentant le centre et l'est du pays, ont abordé, hier à Oran, les thèmes liés au traitement des maladies chroniques, la formation continue des pharmaciens, mais aussi l'impact des médicaments psychotropes dans son aspect médico-légal. La formation continue des pharmaciens d'officine sur la sensibilisation du corpus régissant l'application des textes de la profession a été passée en revue par les différents intervenants. Pour Chakib Berrezoug, président de la section de l'Ordre régional des pharmaciens (Sorp), la nécessité de prendre des mesures contre les pharmaciens contrevenants quant à la délivrance complaisante des médicaments psychotropes est contraire à l'éthique de la profession et est punie par la loi. Les médicaments frauduleusement introduits sur le territoire national sont également mis à l'index par le président du Sorp. Il dira à ce propos : "Suite à certaines informations qui nous sont parvenues concernant la commercialisation et la détention des produits pharmaceutiques non agréés par le ministère de la Santé, il est impératif pour le Conseil de l'Ordre des pharmaciens de la région d'Oran, garant de la moralité et l'éthique professionnelle, de mettre en garde tous les pharmaciens inscrits au tableau de l'Ordre pour dénoncer toute attitude anti-déontologique dans leur pratique quotidienne." Un rappel à l'ordre lancé aux 400 participants dont il est fait obligation morale de ne pas outrepasser les règles de dispensation dans le cadre légal et d'observer strictement la réglementation en vigueur en matière de détention et de délivrance des médicaments. Autant d'impondérables qui nécessitent des réponses de la part des pouvoirs publics. Benba Ahmed-Lotfi, président du Conseil de l'Ordre national des pharmaciens, a incité le pharmacien à revendiquer le "droit et le devoir de perfectionner son cursus pour une meilleure prise en charge du citoyen". Dans ce contexte, la mise à niveau du pharmacien, par le biais de la formation continue, consiste "à rapprocher le professionnel de l'officine du citoyen pour l'accompagner dans sa quête de médicaments homologués par l'Etat algérien". Toutes ces questions feront l'objet de propositions émanant de la base pour être discutées avec la tutelle lors des assises nationales sur la santé prévues à Alger le 7 juin prochain. Des réunions de travail sur l'utilisation abusive des médicaments psychotropes feront l'objet de débats entre le Conseil de l'Ordre national des pharmaciens et la direction générale de la pharmacie, apprend-on. Le sujet sensible concernant la rupture cyclique des médicaments est un autre point noir abordé par un membre du Sorp. "Les importateurs qui détiennent le monopole des médicaments ajoutent aux tracasseries tatillonnes de la bureaucratie", sans omettre de signaler, au passage, "le blocage des médicaments par les Douanes algériennes et les garde-fous imposés par le ministère de tutelle", a affirmé Nabil Gaouar. Le marché des médicaments dit du cabas a été clairement dénoncé par les intervenants. L'article 265/3 punit de deux à cinq ans d'emprisonnement assortie d'une amende de un million à cinq millions de dinars quiconque contrevient aux dispositions relatives à l'enregistrement des médicaments et à l'homologation des produits pharmaceutiques et dispositions relatives à l'importation et au contrôle des médicaments, a-t-on averti. Par ailleurs, le problème du nombre de pharmacies est posé par notre interlocuteur qui rappelle, à cet effet, l'existence de plus de 600 entités pharmaceutiques au niveau de la wilaya d'Oran. Cette profusion disproportionnée de pharmacies est le résultat d'une absence de politique de concertation entre les pouvoirs publics et les professionnels, observe-t-on. Pour y faire face, une commission mixte DSP-Sorp sur l'exercice et la qualification des pharmaciens devra voir le jour pour veiller au strict dispatching des officines. "Actuellement, il y a une pharmacie pour 2 200 habitants, alors qu'il est fait mention d'une pharmacie pour 4 500 habitants", déplore-t-on.K. R-I.NomAdresse email


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