Pendant les deux jours qu'auront duré les fêtes de l'Aïd, rares sont les«taxieurs» qui ont travaillé. En face, les familles, obligées de se déplacerpour différentes raisons et principalement pour les visites familialesconsidérées comme un devoir, ont bien ressenti cette absence. En dépit decertains efforts de la SNTF et de quelques transporteurs publics, le problèmedu transport s'est posé avec acuité. Et comme la nature a horreur du vide, les«taxieurs» clandestins ont trouvé en cet espace déserté, un terrain propicepour un enrichissement facile et peu moral. Et ils ont dicté prix etitinéraire. Pas question pour certains tronçons de prendre un taxi collectifcomme cela se faisait quelques jours auparavant, où trois ou quatre clientsentassés dans une vieille guimbarde se partageaient le prix de la course oùl'écot n'excédait pas les 40 dinars pour des trajets de près de 20 kilomètres,c'est-à-dire vers El-Khroub, Aïn S'mara et la nouvelle ville Ali Mendjeli. Pour se rendre à Bekira,c'est-à-dire à quelque quatre kilomètres du centre-ville, la prestationreviendra à 200 dinars, exactement le double du prix que vous auriez payé laveille. Si la destination c'est Djebel Ouahch par exemple, il vous en coûtera300 dinars alors que la veille vous auriez payé la moitié, autrement dit pasplus de 150 dinars pour un parcours n'excédant pas six kilomètres. N'empêche,soutiennent nombreux, les clandestins, nonobstant les prix très élevés, ontrendu bien des services en ces deux journées.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rahmani Aziz
Source : www.lequotidien-oran.com