Près de vingt mois sans salaires. C'est la situation dans laquelle setrouvent vingt-six travailleurs de l'hôtel «Marhaba» situé sur la route de Aïn El-Beyqui a été fermé en 2005.Pour rappel, cet établissement, propriété de la wilaya, était donné enlocation à l'Eurl «ESSANAFIR» et géré par l'association sportive du C.S.C.Selon le représentant du syndicat que nous avons contacté, lorsque la décisionde fermeture émanant de la wilaya est tombée le 26 septembre 2005, cetteassociation est partie en laissant les travailleurs livrés à eux-mêmes. Maisils sont demeurés dans l'établissement «afin, dit-il, d'assurer la garde deséquipements, jusqu'à la première semaine de ce mois de Ramadhan quand desagents de sécurité de la wilaya sont venus nous relayer en nous disant que noussommes libres de partir». Entre-temps, les salaires de ces travailleurs ont étésuspendus à partir du mois de mars 2006.Contacté, le président du CSC à l'époque, M. Ali Khattabi, précisa quedurant son mandat à la tête du club et «pendant les deux années de notregestion de cet établissement (fin 2003 à 2005), les travailleurs étaient payésrégulièrement car l'hôtel était parvenu à assurer son autofinancement etdégageait des bénéfices». Et notre interlocuteur d'ajouter : «Dès lors, lepropriétaire décida de reprendre la gestion de l'établissement et le club nebénéficia alors que de l'hébergement et de la restauration avant de quitterdéfinitivement les lieux. Dans cette affaire, je peux vous assurer que le clubdu CSC est totalement hors de cause !». Dans une requête adressée àl'inspection du travail, les 26 travailleurs, forcés au chômage, expriment leurdésarroi et demandent aux autorités d'intervenir pour lever le flou qui entoureleur situation tout en dénonçant «le non-paiement des salaires depuis le moisde mars 2006». Durant tout ce temps, les intéressés ne sont pas restés les brascroisés et ont frappé à toutes les portes pour demander la régularisation deleur situation et le règlement de leurs droits. »Nous avons, à l'époque, faitdes demandes d'audience au wali, affirme Houari H., secrétaire général de lasection syndicale, malheureusement elles sont restées sans suite. Puis ledirecteur des Affaires locales nous répond que notre problème est du ressort del'inspection du travail. Cet organisme, à son tour, s'était contenté de nousexpliquer l'imbroglio de notre situation et nous faire comprendre que du momentque l'employeur ne nous a pas libérés régulièrement, notre cas ne peut êtreintroduit en justice». Le syndicat UGTA auquel ils sont affiliés n'a pas pu nonplus trouvé une solution à leurs préoccupations. La situation de cestravailleurs perdure depuis déjà une année et demie et ils ne savent plus àquel saint se vouer. Le recouvrement de leurs droits s'avère problématique. Le représentant de ces vingt-sixtravailleurs s'est plaint que ceux-ci viennent, encore une fois, de passer leRamadhan et les fêtes de l'Aïd El-Fitr dans des conditions de privation etd'inconfort matériel indignes qui interpelle les responsables de cettesituation pour le moins incohérente.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com