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Transport urbain



Transport urbain
L'anarchie qui règne dans l'exploitation du créneau du transport urbain a atteint son maximum. Dans la matinée d'hier, les usagers de la ligne 34 reliant la place Valero à la cité 200 logements à Es-Sénia ont été pénalisés par le comportement de certains transporteurs, qui ont préféré écourter leur trajet en choisissant comme terminus l'arrêt de Dar El Hayet. « On a attendu près de 20mn avant de prendre le bus (de 11h45 à 12h05). C'est aberrant », dira cette mère de famille. Que le transporteur arrête son bus à moitié du trajet et exige à ses clients de descendre, en raison de la densité de la circulation, cela est monnaie courante. De nombreux transporteurs de lignes urbaines ont tendance à recourir à des raccourcis pour échapper aux interminables bouchons de circulation. En dépit des efforts des services de la direction des transports et des autorités, l'organisation du secteur des transports laisse à désirer. Si les bonnes intentions s'affichent publiquement, la réalité du terrain plaide pour une dégradation continue de ce secteur stratégique. Au quotidien, cela se traduit notamment par une foule de désagréments pour les usagers et de multiples violations du code de la route. Plus de 15 ans après son ouverture au secteur privé, le transport urbain se caractérise par une profonde anarchie entretenue par certains opérateurs avides de gain facile. Aujourd'hui, la situation est tellement confuse que les transporteurs agissent à leur guise. Les responsables locaux ont maintes fois exprimé la détermination de l'Etat à rétablir l'ordre dans le secteur des transports, comme dans l'ensemble des autres secteurs d'activité économique, mais les opérateurs continuent d'agir à leur guise, au mépris de toutes les lois. Les violations en tous genres se multiplient et le citoyen en demeure la première et l'ultime victime. Pour rappel, près de 900 transporteurs en commun ont été sanctionnés durant le premier trimestre de l'année en cours, pour diverses infractions, selon des sources de la direction des transports. Suite à ces sanctions, les bus ont été mis en fourrière pour une durée de 8 à 45 jours selon la nature de l'infraction. Parmi les infractions, on cite le non-respect des horaires de rotations, du temps d'arrêt, de l'itinéraire ainsi que de la desserte de la ligne, changement d'itinéraire, les faux arrêts et surcharge. Aussi, les usagers des transports en commun sont transportés dans des conditions lamentables. La plupart des bus circulant à Oran sont dans un état de vétusté et d'insalubrité très avancé. Il suffit uniquement de se rendre à une station de bus, n'importe quelle destination, et prendre n'importe quel bus pour se rendre compte de l'état des autobus qui circulent dans la deuxième capitale du pays. Durant cette période, près de 3.000 plaintes ont été enregistrées par les services de la direction des transports.


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