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TEBESSA



TEBESSA
A l'instar des autres villes du pays, la vie à Tébessa fait son bonhomme de chemin, cahin-caha, pour ne pas noircir l'horizon. Certes, beaucoup d'impondérables surgissent à tout moment et les gens, avec un certain sens de la patience, s'y mettent vite. Un zeste d'humour noir et d'autodérision et l'histoire est vite oubliée. Les difficultés de tous les jours sont un remake, sans plus. Il y a ceux qui voient le verre à moitié vide et ceux qui le voient à moitié plein. Cette dernière catégorie croit encore au bon destin qui peut à n'importe quel moment basculer leur existence, un petit soutien moral, pour ne pas sombrer dans le pessimisme. Pendant ce temps-là, les règles élémentaires de l'hygiène sont bafouées à longueur d'année. Elles font défaut en dépit des efforts consentis par les employés de la voirie dans le ramassage des ordures ménagères. Malheureusement, les dépotoirs sauvages continuent de grandir. Les actions ponctuelles de volontariat, faut-il le répéter, n'arrivent pas seules à résoudre ce problème endémique de la salubrité. L'incivisme de certains continue d'enrager, lorsqu'on jette ses déchets n'importe où et quand ou garer son véhicule et gêner la circulation ou encore s'accaparer d'un espace public pour créer tant d'embarras aux passants.Les choses de la vie, ce sont aussi ces manquements, ces semblants de jardins publics réduits à presque rien, sauf peut-être à occuper un endroit parfois assez vaste, pour y…entasser des ordures, encore elles !! La rentrée scolaire et sociale se sont déroulées dans la « normalité » ambiante, d'une platitude et d'une saveur fades, les dépenses s'ajoutent aux dépenses, la cherté de la vie ne fait qu'aggraver la situation sociale d'innombrables foyers. La rentrée scolaire et ses exigences financières n'ont fait qu'accentuer ce sentiment de frustration chez beaucoup de nos concitoyens aux ressources très limitées, pour ne pas dire inexistantes. Conséquence, des milliers de chefs de famille se sont retrouvés dans un état de désarroi et se sont endettés pour satisfaire à la demande de leurs enfants scolarisés, malgré tous les efforts des pouvoirs publics à prendre en charge une partie des dépenses. Mais quand on a trois, voire cinq enfants qui vont à l'école… '!! Cela est largement perceptible dans ces zones rurales reculées, où les disparités sont criardes, où les gens s'accrochent comme ils peuvent pour repousser toute idée de fatalisme, tant que le soleil se lève sur ces douars souvent dépourvus du minimum. Et pourtant, cette étincelle fait revivre, les lendemains seront meilleurs, les soucis essuyés et l'espoir reprend le dessus.


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