Echaïba est un douar de 140 habitantsvivant dans des conditions de précarité criardes que d'aucuns sous-estiment.Enclavé en quelque sorte, il relève de la commune de Tamzoura qui comprend pasmoins de 20 douars de même taille. Pour s'y rendre on emprunte le chemin dewilaya (CW) 18 puis la route reliant Tamzoura - Aïn Trid (dans la wilaya deSidi Bel-ABbès). Tout autour de Echaïba existe un vaste périmètre déjà recensépar la générale concession agricole (G.C.A.) pour le proposer à la mise envaleur. Ce projet devrait être initié dans le cadre d'un programme dedéveloppement rural intégré, où plusieurs secteurs économiques devaientinjecter dès sa mise en route, des actions spécifiques à leur domaine d'activités.Le PDRI, très attendu par la population autochtone, devait en premier permettreaux jeunes désoeuvrés d'acquérir des parcelles de terres dans le cadre de laconcession agricole par le biais de la G.C.A. Aucun des responsables concernésn'était en mesure de nous fournir une quelconque explication pour quelle raisonle projet de mise en valeur n'a pas été mis en route depuis au moins 04 ans. Etpourtant, Echaïba dispose de tous les critères de choix que vise le P.D.R.I.Interrogés à leur tour, ceux qui étaient intéressés par le programme ignoraientcomplètement les raisons qui sont à l'origine du non lancement du projet.Conjoncture inappropriée peut-être, les responsables locaux étaientinjoignables et l'on comprend parfaitement pourquoi étant donné qu'ils étaienttrès occupés dans la préparation des élections législatives du 17 mai passé. Ettant que les bonnes volontés existent, les bonnes intentions y croient à uneéventuelle possibilité d'inscription du projet, l'on ne peut qu'être de cetavis et encourager ceux qui persévèrent ardemment pour son accomplissement.D'une manière générale, Echaïba vit l'isolement, la marginalisation et lapaupérisation. Stabiliser la population et la faire sortir du carcan danslaquelle elle hiberne est une responsabilité collective et communautaire.Reprendre le dossier, l'initier de nouveau et le mettre en route est ce quedemande la population. C'est possible et les pouvoirs publics ne peuventqu'acquiescer.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com