Oran - Revue de Presse

Tafraoui



Dérèglement dans l’alimentation en eauA Tafraoui, une commune de la daïra de Oued Tlelat dans la wilaya d’Oran, l’alimentation en eau potable pose toujours problème. En effet, selon les habitants du chef-lieu de commune ainsi que ceux d’El-Kehaïlia et de Hamou Ali auxquels nous avons rendu visite en fin de matinée d’hier, leurs foyers n’ont plus reçu une goutte d’eau potable depuis 15 et 20 jours. A Tafraoui, siège de la commune, des citoyens nous ont assuré que l’une des deux pompes étant tombée en panne, le village n’a pas été alimenté en eau pendant 15 jours. Rencontré devant le chantier de travaux d’extension de la mosquée locale, l’un de ces citoyens assure que «ce n’est qu’aujourd’hui que l’alimentation a partiellement été rétablie après une interruption de 15 longues et pénibles journées «. Présents à la discussion, des habitants de Haï Ennasr, des 100 logements ou cité du 18 février, de Haï Emir Abdelkader, de la rue Khiar Ennas Ahmed, de Graïdia à 1,5 km de là, assurent que même si l’alimentation a repris ce jour-même au centre, leurs foyers n’ont pas reçu une seule goutte du liquide vital. Pour preuve, ils étaient là, sous un soleil de plomb, à faire le pied de grue dans l’espoir de voir arriver la citerne qui les alimente moyennant 60 dinars les 100 litres ou 20 DA le jerrican de 20 litres. Selon des habitants du quartier des 100 logements ou 18 février, cela fait quatre années que leurs foyers n’ont pas été branchés au réseau d’électricité. «Livrés à nous-mêmes, nous sommes condamnés à nous débrouiller pour ne pas vivre dans les ténèbres» assure l’un d’eux. A Kehaïlia aussi, des citoyens assurent que cela fait 20 jours qu’ils n’ont pas été alimentés en eau potable. Ici aussi, des groupes de jeunes, qui n’avaient par ailleurs pas où s’abriter des rayons solaires, scrutaient l’horizon dans l’espoir de voir venir de Misserghin, la citerne qui les tirera d’affaire. Interrogés sur la qualité de leur cadre de vie et si des améliorations y avaient été apportées depuis l’épidémie de peste qui les avait frappés voici quelques années, les jeunes ont répliqué qu’ils ont apprivoisé les rats et qu’ils ont appris à cohabiter avec. Au lieudit Hamou Ali, à 5 km avant d’arriver à Tafraoui, les gens que nous avons rencontrés étaient munis de jerricans et attendaient, eux aussi, la citerne. «Cela fait 20 jours que nos robinets sont à sec et que nous sommes condamnés à nous faire rôtir au soleil pour notre alimentation en eau». A Hamou Ali et contrairement à ce que nous ont déclaré des habitants du chef-lieu de commune, l’enlèvement des ordures ménagères est assuré de façon régulière. Devant tant de détresse et les risques que ces carences peuvent faire encourir aux populations, nous avons essayé, mais en vain, de rencontrer le P/APC de Tafraoui pour voir avec lui ce qu’il comptait faire pour aider ses administrés. A la mairie, une secrétaire nous a assurés qu’il venait tout juste de sortir. En attendant, les populations, déjà écrasées par un soleil de plomb et une situation sociale précaire, n’en continuent pas moins de scruter l’horizon dans l’attente de solutions à leurs innombrables problèmes.
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