Oran - Revue de Presse

Démolition des habitats précaires aux Planteurs



L’opération a atteint un taux de 50%L’opération de démolition des habitats précaires aux Planteurs s’est poursuivie hier, dans le calme mais avec une tension dans l’air.Aux environs de midi, cette opération a été annoncée par les services habilités, à un taux d’avancement de 50%. Quant au nombre de familles relogées, il a dépassé les 700. l’on apprendra que les familles qui contestaient le type de logement qui leur a été accordé, se sont enfin décidées à partir puisqu’ils ont constaté que cette fois-ci les autorités locales sont résignées à raser le site évacué de ses occupants. La fermeté des forces de l’ordre mobilisées sur place depuis trois jours et avec le même effectif qui se trouve être des plus impressionnants, a été une autre source de dissuasion pour ces familles.  Hier, il a été noté la présence d’une centaine de familles refusant de quitter les habitations concernées par la démolition. L’on apprendra qu’il s’agissait de membres des familles relogées, des membres ayant partagé avec eux ces habitations mais qui n’ont pas bénéficié de logement et qui ne pouvaient partager avec eux un F2 ou un F3. «Mon père a bénéficié d’un logement, il l’a rejoint avec ma mère et mes cinq frères et sœurs. Je suis marié et moi-même père d’un enfant, je ne peux partager un F2 avec mes parents, je préfère rester ici même s’il faut mourir dans notre maison ou aller en prison». Au bout du rouleau, ce jeune papa qui n’est pas seul dans cette situation, dira que s’il ne bénéficie pas de logement, il sera obligé de divorcer de sa femme et qu’il sera livré à la délinquance puisque l’injustice sociale règne toujours dans ce pays». Ce jeune homme et tous ceux dans sa situation, seront évacués par la force de l’ordre, diront les responsables. Il en a été ainsi, et ces familles ont quitté leur maison pour l’inconnu, certains ont dit qu’ils allaient confier leurs effets à des proches en attendant de trouver une solution, et d’autres ont déclaré recourir à la location pour abriter leurs familles. Cependant, sont plus nombreux ceux qui ont dit que c’est la rue qui les abritera, des familles SDF, c’est le nouveau fléau que les décideurs d’Oran devront affronter.
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