Oran - Revue de Presse

Soirée du rire à la salle Es-Saâda d’Oran



Dans une ambiance de stade Tout porte à croire que le public oranais est beaucoup plus friand de «noktates» que de trémolos. En faisant salle comble, la soirée du rire, organisée, lundi en soirée à la salle Es-Saâda, par l’Office communal de la culture et des arts dans le cadre du programme spécial d’animation culturelle pour le mois de ramadan, nous en aura donné la preuve par neuf. La salle de spectacles Es-Saâda qui, depuis le début du mois de ramadan, abrite chaque soirée un gala et vibre sous les airs enivrants de la musique oranaise, a dû céder, pour un soir, sa scène à une pléiade d’humoristes locaux conviés à gratifier le public d’un moment de pur divertissement. Le résultat ne fut, hélas, pas à la hauteur de la générosité de l’intention. C’est dans une salle comble et une ambiance survoltée et propice à tous les débordements, qui tenait plus du stade lors de grandes joutes sportives que de l’atmosphère sereine requise pour un tel spectacle, que devait se dérouler cette soirée spéciale censée consacrer l’humour. Le spectacle débridé donna lieu, par endroits, à un véritable tohu-bohu, l’organisation ayant montré ses limites. Tout d’abord en se laissant submerger, compte tenu de la gratuité de l’entrée, par une marée d’adolescents venus se donner plaisir en se défoulant par le chant ou la danse qu’en goûtant aux subtilités des blagues ou des sketches présentés. Ensuite le numéro des humoristes au talent très divers, contestable même pour certains, qui ne semble pas avoir été arrêté avant le spectacle a donné à certains la liberté d’improviser un tour de chant, sur des airs de ralliement d’équipes de football locales, qui exciteront ce jeune public. Ajouté à cela, la prestation en déphasage de l’animatrice qui ponctuait les intermèdes par des interventions maladroites et inadéquates en melhoun. Dans cette première soirée du rire où l’on espérait se désopiler la rate avec quelques blagues inédites, on n’aura droit qu’à une fade prestation de formations humoristiques locales (Noujoum Wahran, Al Amjad et Chourouq) qui présenteront des sketches galvaudés et à l’humour au ras des pâquerettes autour du sempiternel thème de l’histoire d’un fils cancre, désœuvré et tenté par la hedda, que les parents veulent marier. De tout le lot, ce sera incontestablement l’humoriste Zaza Mustapha, incarnant le personnage à l’accent tlemcénien très prononcé d’une mémère octogénaire et édentée mais au fait des plus récents gadgets des NTIC, qui émergera en présentant des sketches manifestement plus élaborés parce que la dose d’improvisation y sera plus réservée.   G. Morad
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)