Alors que les clignotants virent au rouge, en termes de ressources hydriques, dûs à la sécheresse, s'est venu greffer les méfaits engendrés par les récents orages, accueillis avec joie au début, mais pour lesquels l'on a dû désenchanter très rapidement... à la vue de rues et artères bloquées dans plusieurs coins de la ville. A commencer par la zone nord-est de la ville, au niveau de la trémie de Sidi Djillali, dans l'ex-Gambetta, aujourd'hui Larbi Ben M'hidi. Des constats désolants, indignes et quasiment humiliants car ils sont répétitifs où il suffit de quelques averses pour que tout fonctionne au ralenti. Les rues s'inondent en un clin d'oeil dans plusieurs quartiers populaires donnant des airs de déluge... Après le retrait de ces eaux providentielles, de grandes flaques demeurent au milieu de ces semblants de chaussées où on ne cesse de voir les trottoirs connaître la pose interminable de carrelage. «Les rues inondées prennent, comme toujours, beaucoup de temps à sécher», s'exclament les habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les récents orages ont transformé cet enrobage en un liquide visqueux, savonneux et glissant, particulièrement redoutable pour les motocyclistes qui prolifèrent à Sidi Bel-Abbès/ville. Les réseaux d'alimentation et d'assainissement sont pointés du doigt. Sur les langues, de nouveau, sont convoqués dans les larges commentaires de dépit, les vocables: «caniveaux», «bouches d'égouts», «baladia»... La ville semble se noyer dans un petit verre d'eau... Pourtant cela n'a pas été un déluge ou une inondation cyclique qui traumatise les riverains de l'imprévisible Mékerra qui a pu être domptée, ces dernières années, notamment par la construction d'une déviation. Le vieux bâti a été, lui aussi, touché puisqu'une bâtisse s'est effondrée en plein centre-ville, précisément à la rue Gambetta... D'autres immeubles ont connu des fissures. Les flots qui se sont déversés ont entraîné la boue puisque le bitume qui devait être posé dans plusieurs quartiers ne l'a pas encore été, alors que les travaux ont débuté en août 2007, par exemple dans les quartiers Sidi Yacine, gare de l'Etat... De nombreux avaloirs censés être nettoyés durant l'été, bien avant l'automne comme cela se fait généralement, sont restés bouchés. Il est à signaler, par ailleurs, que les actes d'incivisme caractérisés par les déchets de sachets ménagers et autres détritus, se sont mêlés aux tas de remblais, rendant ardue la tâche des services communaux et des opérateurs privés versés dans le domaine de l'hygiène et qui ont besoin d'être assistés, dans leur tâche, par les pouvoirs publics et ce qu'on appelle communément mouvement associatif.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Kadiri
Source : www.lequotidien-oran.com