Quand des projets de logements sont implantés dans des sites différents, à travers la wilaya d'Aïn Témouchent, l'on trouve toujours un échappatoire pour justifier les écarts dans leur prix de cession; un moyen habile usité, non seulement par les promoteurs mais aussi par les responsables concernés qui évoquent des pondérations lorsque des questions leur sont posées sur le sujet. Mais à El-Amria, premier point de la visite d'inspection et de travail effectuée par le wali d'Aïn Témouchent, ce lundi 19 mai, l'observateur s'autorise à poser des interrogations légitimes au sujet des prix unitaires appliqués par 2 promoteurs, construisant des logements LSP sur la même assiette foncière. Pour illustrer ce qu'on veut mettre en évidence, on s'est intéressé aux prix pratiqués pour des logements F3. Ces derniers sont estimés, par le premier constructeur à 1.290.000 DA et à 1.408.000 DA par le second, sachant que les superficies de ces logements sont respectivement de 66 et 65 m². Ces prix ont été calculés en incluant l'aide de la CNL. L'écart entre les deux estimations est de 118.000 DA. Il va se répercuter sur la part que vont payer les souscripteurs. Par ailleurs, le directeur des Logements et des Equipements publics (DLEP) a porté à la connaissance du wali qu'à El-Amria, il y a une forte demande de logements LSP qu'on ne peut satisfaire à cause de la non-disponibilité d'assiettes foncières à l'intérieur du tissu urbain. Il ne faut pas perdre de vue cette remarque formulée par les souscripteurs et, d'ores et déjà, il faut mener la réflexion dans cette direction. La résorption de l'habitat précaire par l'inscription d'un programme social peut, évidemment libérer des sites suite à des démolitions; une opération réussie dans le chef-lieu de wilaya. Cependant l'idée de récupérer des anciennes caves se trouvant dans le tissu urbain constitue aussi une voie à prendre en considération. Se replier sur les autres communes de la daïra d'El-Amria telle que Hassi El-Ghalla, par exemple, est une issue à valoriser pour des souscripteurs. Ce travail d'investigation est nécessaire pour palier aux insuffisances. Cependant pour la partie sud d'El-Amria qui comprend des zones d'habitat précaire à démolir, il est grand temps d'initier des études de restructuration comme pour le cas d'Aïn Témouchent.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com