La pénurie des imprimés régléeLa pénurie des imprimés d’actes de naissance enregistrée il y a une semaine au niveau de certains guichets du service d’état civil de la ville d’Oran, a été complètement réglée, assure M. Lahouari Belahmar, responsable de cette division communale qui reconnaît cependant que ces vagues de demandes de documents en cette période de grandes vacances n’ont pas été sans créer une tension, comme chaque année.
Comme chaque année aussi, en pareille période, les citoyens font toujours le pied de grue pour pouvoir obtenir le moindre document administratif qu’ils formulent auprès du service d’Etat civil. Un document des plus banals encore faut-il «graisser la patte», comme le dit à demi-mots un émigré algérien qui ne comprend pas, dit-il, pourquoi le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales qui en fait de la «modernisation de ses démembrements» son cheval de bataille et de la «bonne gouvernance» pratiquement son pain quotidien, n’a rien fait pour accélérer le processus d’informatisation de ce service.
Un service plutôt névralgique qui délivre durant la période d’été pas moins de 2700 actes alors qu’il délivre régulièrement en période d’hiver, quelques 1200 actes. Jugez par vous-même ! Avec un rush pareil, on peut atteindre jusqu’à 2800 actes par jour, comme le signale un élu local qui fera remarquer que le service d’Etat civil de la commune d’Oran demeure le plus grand service du pays, sans compter les secteurs urbains. Une sorte de ruche d’abeilles qui emploie une centaine d’agents, en majorité des jeunes filles recrutées dans le cadre de l’Emploi des jeunes. Le service courrier de l’Etat civil, signale l’officier de cette division, délivre jusqu’à 100 actes quotidiennement. Quant au nombre de naissances, l’on dénombre en moyenne près de 25000 par an... Pour vous donner une idée sur le volume de travail, le rapport est de 1/50 en comparaison avec une commune de taille moyenne de la wilaya d’Oran. Des indicateurs de choix qui renseignent également sur l’ampleur de la tâche accomplie de ce service, en matière de traitements de documents formulés par les demandeurs. Les insuffisances en matière de gestion ne manquent pas comme le reconnaissent nos interlocuteurs. Néanmoins, la modernisation de ce service entendre par son informatisation, comme le crient à hue et à dia, tous les responsables que nous avons approchés. Et ce n’est pas tout, lorsqu’on sait qu’un simple retard dans la délivrance des imprimés par la wilaya peut créer une tension pas toujours facile à contenir, comme celle qui s’est produite il y a quelques jours avec cette vague de demandeurs de documents, notamment les émigrés qui profitent de leurs vacances pour faire le «plein», de souligner M. Benlahmar, responsable de cette division qui notera, au passage, que plus de 472.000 actes ont été délivrés au cours de l’année 2005. Reste un vœu, celui d’éliminer certaines paperasses comme l’extrait de naissance qui doit être délivré par la commune d’origine, comme l’exige certaines institutions, comme le soutient un fonctionnaire partisan d’une informatisation à outrance si l’on veut dit-il, prétendre à des prestations de qualité et en finir avec ces images tiers-mondistes.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com