Malgré un incident, une prise de becs et des échauffourées survenus dans la matinée de samedi au siège de l'APW, c'est-à-dire en dehors de l'hémicycle de la wilaya (un étage en dessous) où se sont déroulées les opérations de vote, le dépouillement s'est passé dans le calme et en présence d'une majorité d'élus, dont notamment ceux des partis rivaux.Le candidat FLN, Mohamed Boubekeur, actuel P/APW, a été élu, samedi 29 décembre, nouveau sénateur d'Oran, avec un nombre de voix correspondant à peu près au nombre d'élus dont dispose son parti dans cette wilaya et qui dépasse légèrement les 280 (sur un total de plus de 550).
Challenger malheureux, son principal rival, Hichem Zelmat, du RND, a obtenu près d'une centaine de voix de plus que celles que ses camarades du parti d'Ouyahia lui auraient théoriquement données, c'est-à-dire les 107 voix en principe acquises d'avance.
Malgré un incident, une prise de becs et des échauffourées, survenus dans la matinée au siège de l'APW, c'est-à-dire en dehors de l'hémicycle de la wilaya (un étage en dessous) où se sont déroulées les opérations de vote, le dépouillement des voix s'est déroulé dans le calme et en présence d'une majorité d'élus, dont notamment ceux des partis rivaux.
Entre-temps les «belligérants» se sont presque réconciliés, même si Ratiba Ayad, SG de wilaya, n'exclut pas une action de protestation même symbolique pour dénoncer l'incivilité et ce qu'elle considère être «un comportement agressif indigne de certains élus APW du FLN».
La rixe n'a pas donné lieu à un dépôt de plainte, ce qui a été confirmé par le DRAG, qui a rappelé que l'incident a eu lieu en dehors de l'espace réservé au scrutin et que, par conséquent, l'administration qu'il représente n'est en rien responsable.
En effet, compte tenu de la nature de ce scrutin, une fraude au sens classique du terme est impossible. Le seul enjeu reste la discipline partisane et c'est ce qui a sans doute été à l'origine de la mêlée, même si on ne connaît pas avec exactitude les méthodes utilisées pour faire pression sur les élus afin de les dissuader de voter en dehors des consignes du parti, le FLN en substance.
La tension est réelle, car malgré une majorité confortable, le candidat du FLN, vu les mécontentements fréquents au sein de cette formation, n'est jamais sûr de gagner et ce cas de figure s'est déjà produit dans le passé. De l'autre côté, désavantagé par le nombre d'élus, le candidat du RND a besoin des voix des autres formations, dont notamment celles du FLN, pour espérer accéder au Sénat.
Pour le mouhafedh FLN d'Oran, lui aussi fraîchement désigné, il n'est donc pas question de perdre la face et cette élection est perçue comme un défi. Une pression aurait donc été exercée sur les élus de ce parti pour éviter qu'ils votent RND. C'est du moins ce qui se disait samedi dans les coulisses de l'hémicycle.
Cette explication reste fortement probable, car, fait inhabituel, beaucoup d'électeurs, une cinquantaine, ont coché deux noms, ce qui rend leur bulletin nul. Pour le chargé de communication du RND, ce fait démontre que les mécontentements sur lesquels s'est basé le candidat de son parti pour espérer gagner sont bien réels et donc que si ce n'était pas les pressions exercées sur eux, le résultat du vote aurait été tout autre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel Benachour
Source : www.elwatan.com