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Diversification du tissu industriel : Le satisfecit du gouvernement



Du côté du gouvernement, le satisfecit est clairement affiché concernant la diversification de l'économie nationale.Le ministre de l'Industrie et des Mines est longuement revenu sur ce dossier la semaine dernière, énumérant les différents projets lancés au cours de cette année. Il a parlé d'«une véritable dynamique» dans le secteur. «Cette dynamique est reflétée par d'innombrables investissements et réalisations structurelles ayant commencé à porter leurs fruits depuis le début de cette année 2018», s'est-il satisfait lors d'une rencontre nationale annuelle des directeurs des wilayas de l'industrie et des mines.
Il citera dans ce sillage l'exemple des matériaux de construction, dont, précisera-t-il, l'Algérie s'est transformée d'un pays importateur (avec un pic de 500 millions de dollars d'importations en 2014), en un pays exportateur par excellence. Autre domaine, l'industrie du tissu et du cuir dans le cadre du partenariat avec les Turcs.
C'est le cas également dans la sidérurgie, un secteur qui est «sur la bonne voie», selon le ministre. Et ce, grâce aux investissements réalisés, à l'image du complexe sidérurgique de Bellara (Jijel) et le complexe de production de l'aciérie Tosyali d'Oran.
A citer, par ailleurs, le pôle industriel de Tébessa, dédié à la transformation du phosphate notamment, dans le cadre d'un partenariat avec la Chine, un projet auquel s'ajouteront une dizaine d'autres investissements, attendus à la réception à l'horizon 2022.
Cependant, ces projets sont loin d'être à la hauteur des attentes de l'économie nationale et des défis à relever en matière de diversification. Et ce, d'autant que ce dossier est mis sur le tapis depuis la crise financière de 2007-2008, sans que les objectifs soient atteints.
Le ministre de l'Industrie ne manquera d'ailleurs pas de le reconnaître, relevant «l'insuffisance de ces investissements au regard des enjeux futurs de l'économie algérienne, et des évolutions de l'industrie mondiale, concernant notamment la révolution numérique et ses exigences».
D'où l'importance d'accélérer le processus de réformes pour améliorer le climat des affaires et faciliter les procédures administratives, en vue de relever l'attractivité de l'investissement en Algérie. Et pour autant, ce ne sont pas les orientations qui ont manqué tout au long de cette année.
Des orientations adressées essentiellement aux walis. Car, la dynamique du développement est à enclencher d'abord au niveau local. Mais, quand les outils administratifs font défaut, les blocages s'amoncellent.
Quand aussi l'information circule mal, l'on s'attend au même résultat. Justement, l'exemple nous vient du déficit en données fiables sur le tissu économique national. Depuis des années, l'on parle de l'absence d'une cartographie de l'industrie algérienne sans réussir à mettre en place une base de données. Encore une autre promesse pour 2019.
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