Oran - Revue de Presse

Secteur de l’Education à Arzew



Des problèmes hypothèquent la prochaine rentrée scolaire Avec l’approche de la rentrée sociale, le secteur de l’enseignement dans la capitale pétrochimique Arzew, vit une situation inquiétante, en dépit de la disponibilité des infrastructures de base, à savoir 03 lycées, 10 établissements destinés à l’enseignement moyen et 13 écoles primaires. En effet et malgré l’impor-tance quantitative des structures éducatives consacrées au secteur, il n’en demeure pas moins que beaucoup de ces structures souffrent d’une surcharge dans le nombre des élèves scolarisés. S’ajoute à cela, un déficit constaté dans l’encadrement administratif et pédagogique. Concernant l’enseignement secondaire, la population représentée par les présidents des associations des parents d’élèves réclament la réalisation d’un quatrième lycée en faveur de la population du quartier «Plateau», vu la grande pression dont souffre le lycée déjà existant dans ce quartier. En revanche il est constaté un important déficit dans l’encadrement administratif et pédagogique à l’exemple du lycée technique « Amir Khaled « d’Arzew qui fait l’objet de négligence de la part de la tutelle. Ce lycée ne dispose, apprend-on, ni d’un vice-directeur chargé des études ni d’un intendant. A cela s’ajouterait le déficit dans le corps des enseignants. La tutelle s’est contentée du système de dérogation que ce soit pour les enseignants ou pour le staff administratif. En dépit de toutes ces entraves, le lycée technique a réalisé des résultats encourageants à l’examen du Bac en se classant 33ème à l’échelle nationale. En outre, dans le cadre des équipements, bien que ce lycée ait été doté d’un chauffage central qui aurait coûté à l’Etat 150 millions de centimes, cette installation n’a toujours pas été mise en marche. Cela serait dû au laxisme affiché par les agents de la Sonelgaz qui n’ont toujours pas réparé la panne ayant bloqué la mise en marche de cette installation. L’on apprendra que plusieurs correspondances ont été envoyées aux instances habilitées pour régler ce problème. Idem pour le lycée Zabana dont le positionnement géographique est remis en cause par des parents d’élèves à cause de son voisinage avec la forêt de Zabana qui exposerait les élèves aux différents risques. Surcharge dans les lycées et le projet de la réalisation d’un nouveau lycée au quartier du «Plateau» retenue Ainsi et vu la surcharge dont souffre les trois lycées, les parents d’élèves demandent la réalisation d’un quatrième lycée, afin de soulager les trois autres établissements secondaires et de raccourcir la distance pour les élèves. Aux dernières nouvelles, les autorités locales ont accordé leur accord de principe pour ce projet. Il est question que le nouveau lycée soit érigé au quartier des «Plateaux». Par ailleurs et concernant le cycle moyen et bien que la municipalité ait pris en charge la réalisation de deux nouveaux CEM, l’un à «El Mohgoun» et l’autre à «Plateau», il s’est avéré que ces deux établissements manquent de moyens matériels et humains nécessaires aux bonnes conditions de scolarisation. Pis encore, certains établissements du cycle moyen sont vétustes et menacent ruine à l’instar du CEM «Benzair Bel Kacem» dont la réalisation remonte aux années 60. Depuis, cet établissement n’a pas connu de sérieux travaux de restauration. De grandes fissures sont apparues sur ces murs et des glissements de terrain y ont été enregistrés. Il est à souligner que l’établissement en question a subi deux opérations de restauration au coût de 300 millions de centimes. Cette enveloppe a été dégagée par la wilaya et la direction du logement et des équipements publics «DLEP» mais ces actions de restauration et de remise en état se sont avérées inefficaces. D’une autre part, cet établissement moyen n’est doté ni d’une salle pour les enseignants ni d’une bibliothèque, même les bureaux administratifs dont il dispose ne répondent pas aux normes requises. Pour ce qui est de l’encadrement administratif, la situation est des plus critiques. En effet, sur le total des CEM que compte la région, quatre ne disposent pas d’intendants et ce depuis bien longtemps. Entre autres, on citera les CEM «Khalifa Ben Mehmoud» et «Zabana» ainsi que le lycée technique «Amir Khaled». Des établissements scolaires sans directeur, le CEM Zabana en est l’exemple Devant cette situation, la tutelle a engagé des intendants payés par le budget de l’établissement pour deux heures de travail par jour, ce qui s’est répercuté négativement sur le rendement des établissements. Pour ce qui est de l’informatique et même si son utilisation n’est pas obligatoire, il faut savoir tout de même que tous les établissements de cette commune ont profité de cet outil. Sur un autre registre, on relèvera que certains directeurs d’établissements ont exprimé leur indignation contre le fait que leurs revendications portant l’attribution de plusieurs prérogatives de manière à ce qu’ils puissent prendre, eux-même, en charge leurs problèmes. Un de ces directeurs affirme avoir présenté un projet dans ce sens à la tutelle, mais que ce dernier n’a jamais vu le jour. Plus grave encore, des établissements scolaires continuent à fonctionner sans directeurs dans cette commune, ceci à l’exemple du CEM Zabana dont le staff pédagogique est composé d’enseignants contractuels, en l’absence d’enseignants permanents, qui ne semblent guère motivés d’exercer dans cette localité et surtout, en l’absence de certains avantages comme le logement de fonction. Concernant le logement de fonction, aucun quota n’a été réservé à ce secteur depuis 1995. Par ailleurs, aucun programme «habitation» n’a été enregistré pour ce secteur dans la commune d’Arzew. Par ailleurs et s’agissant de la prise en charge des établissements primaires, dont la tâche relève des prérogatives des assemblées communales, notamment en ce qui concerne leur entretien maintenance et réaménagement, il est constaté de nombreuses lacunes dans les actions entreprises dans ce domaine, notamment en ce qui concerne le ravalement des façades et la restauration, à l’image de ce qui est relevé au niveau de l’école «colonel Lotfi» qui souffre de beaucoup de problèmes. Selon certains enseignants, les élèves ne pratiquent pas de sport depuis deux ans à cause de l’inexistence d’un espace réservé aux activités sportives. Dans les alentours de cette école, on retrouve un espace où prolifèrent les délinquants. C’est même devenu l’espace idéal pour la consommation de l’alcool et des différentes drogues. Arzew ne dispose même pas d’une bibliothèque susceptible d’absorber l’oisiveté qui ronge les jeunes Cette présence malsaine s’est répercutée sur le rendement des élèves, d’où les appels d’interventions lancés par la direction de l’établissement aux autorités compétentes. L’on notera également des réclamations pour la mise en place de dos d’ânes sur des tracés de la voie «express» traversés par des élèves. D’une autre part, le problème concernant la démolition de l’école Bouâmama, située au cœur de la ville d’Arzew reste posé. Ce problème, apprend-on, ferait l’objet d’une discorde entre le syndicat des enseignants et l’APC qui aurait opté pour sa démolition vu qu’il se trouvait dans un état de vétusté avancée. Pour justifier cette décision, cette instance a présenté deux expertises, toutes deux confirmant que l’établissement en question est irrécupérable. Une décision qui n’a pas été du goût du syndicat des enseignants, d’autant plus que l’APC veut transférer les élèves de cette école à la «maison de l’enseignant» qui dépend des œuvres sociales de la wilaya d’Oran et appelée communément la «maison de la maternelle». L’APC propose ,par ailleurs, aux enseignants un autre siège pour leur syndicat. Un siège sis dans le quartier «Chofrébi», toutefois, cette offre a été rejetée catégoriquement par le secrétaire général du syndicat. Ainsi, ce problème demeure toujours en suspens. Il est utile de souligner que la ville d’Arzew qui compte des cadres compétents dans divers domaines et beaucoup d’étudiants universitaires, ne dispose même pas d’une bibliothèque susceptible d’absorber l’oisiveté nocive qui épuise les jeunes de la région et encourage la lecture chez ces derniers. Aux dernières nouvelles, la commune a présenté une fiche technique pour un projet de réalisation d’une grande bibliothèque de proximité au niveau du siège de la caisse d’épargne et de prévoyance, et d’autres annexes à cette bibliothèque au niveau des différents quartiers de la commune. Le projet n’a pas encore démarré et, l’élève et l’enseignant à Arzew n’ont d’autres choix que d’attendre que tous les projets et les réformes engagés dans le secteur, se traduisent sur le terrain. Par Mokhtari & A.S.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)